Faites ce que je dis, pas ce que je fais : les casseroles de la France insoumise

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Emblématique de cette extrême-gauche, le militant antifa Raphaël Arnault est fiché S, ce signalement de sécurité émis par les services de renseignement, pour son appartenance au mouvement de la «  Jeune Garde ». Il a fait appel de sa condamnation à quatre mois de prison avec sursis pour violence en réunion, en février 2022 par le tribunal correctionnel de Lyon. 

En 2021, il aurait participé à l’agression de Geoffrey L., ciblé par six individus qui le soupçonnaient d’être militant d’« extrême-droite ». Arnault, élu après la dissolution, siège désormais en tant que député depuis les législatives de 2024.

Adrien Quatennens, le gifleur

Son acte lui a coûté sa carrière. Le 13 décembre 2022, Adrien Quatennens, député du Nord, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violences conjugales. Son épouse avait déposé deux mains courantes et une plainte pour une gifle, ainsi que pour des messages répétés, dénonçant des « violences physiques et psychologiques » qui duraient depuis « plusieurs années ». À l’époque, celui qui occupait la fonction de numéro deux du parti refusait de démissionner.

Soutenu initialement par Jean-Luc Mélenchon, il avait tout de même été suspendu du groupe pour quatre  mois. Près de deux ans plus tard, l’élu a finalement renoncé à sa candidature, annonçant le 16 juin, après une série de polémiques, qu’il ne se représenterait pas.

Louis Boyard, l’ex-dealer

Le 1er septembre 2021, sur le plateau de « Touche pas à mon poste », Louis Boyard, alors simple militant, révélait avoir vendu de la drogue de manière occasionnelle. Désormais député, Boyard avait expliqué s’être retrouvé dans cette situation par nécessité, pour financer ses études de droit à Paris Panthéon Assas. « J’étais en galère, on m’a proposé le bail, je l’ai fait. […] Je n’avais pas le choix, sinon comment j’aurais payé mes études ? » avait-il confié.

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Hugo Prévost, violences sexuelles

Les violences sexistes et sexuelles, ou « VSS », figurent pourtant parmi les premiers combats de La France insoumise. Le 8 octobre 2024, le député de l’Isère, Hugo Prévost, a annoncé sa démission de ses fonctions. Son groupe parlementaire insoumis l’a exclu pour des « faits graves à caractère sexuel pouvant constituer des infractions pénales », commis avant son élection.

Celui qui avait pris le siège face à l’ancien ministre Olivier Véran a déclaré mesurer « la gravité des accusations » portées contre lui, tout en précisant qu’il ne « répondrait pas publiquement » sur ces allégations.

Andy Kerbrat, usager de drogues

Le 17 octobre, le député de Loire-Atlantique a été surpris en train d’acheter un gramme de 3-MMC, une drogue prisée dans les milieux festifs, à un dealer mineur. Le parquet a requis une amende de 1 000 euros contre l’élu. Dans un communiqué, Kerbrat a affirmé « assumer [ses] responsabilités » et a annoncé son intention de suivre un « protocole de soins ». Il a également profité de l’occasion pour critiquer le journal Valeurs actuelles, qui avait révélé l’information, et a soulevé la question de la « porosité entre des sources policières et les médias d’extrême-droite »

Ironie de l’affaire, le jour même de cette transaction, Kerbrat avait signé une pétition contre le chemsex, cette pratique qui combine consommation de drogues et rapports sexuels.

Les violences sexistes et sexuelles, ou « VSS », figurent pourtant parmi les premiers combats de La France insoumise

Sophia Chikirou, problèmes de comptabilité

Le 24 septembre, la députée de Paris Sophia Chikirou a été mise en examen pour escroquerie aggravée et abus de biens sociaux, dans le cadre de l’enquête sur les comptes de campagne du parti pour la présidentielle de 2017. La justice soupçonne sa société de conseil en communication, Mediascop, d’avoir surfacturé certaines prestations pendant la campagne présidentielle. Une expertise comptable mandatée par le tribunal a révélé que Chikirou aurait empoché la quasi-totalité des bénéfices générés par cette société. L’élue conteste formellement les accusations.

Rachel Keke, hors délai

L’ancienne députée Rachel Keke fait actuellement l’objet d’une enquête pour « non-déclaration de sa situation patrimoniale ». Après la fin de son mandat, elle avait deux mois pour déposer cette déclaration auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Malgré « des relances amiables », l’institution est toujours en attente. Rachel Keke risque une amende de 15 000 euros et une peine d’inéligibilité pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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