Île de Ré : les élus sensibilisés aux violences intrafamiliales

, Île de Ré : les élus sensibilisés aux violences intrafamiliales

« Une personne sur dix est touchée par le sujet des Violences intrafamiliales (VIF). » Les mots de Marie-Pierre Lamour, référente sur le sujet pour le département, claquent comme autant de coups de poing, faisant entrer, dans le cœur du réacteur, les élus rétais réunis en salle communautaire ce 26 septembre. Objectif, la prévention et la sensibilisation des élus et des personnels de mairie qui sont les yeux et les oreilles de leur territoire pour « écouter et signaler ».

Elles sont deux femmes à prendre la parole devant cette assistance particulièrement attentive. Crus, forts, illustrés, durs, les propos sont directs, faisant fi des tabous. Marie-Pierre Lamour, juge d’instance puis juge des libertés jusqu’en janvier 2023, est aujourd’hui sous-préfète de Saint-Jean-d’Angély. La seconde, Nathalie Carett, adjudante-chef de gendarmerie, est rattachée à la Maison de protection des familles de Tonnay-Charente. Magistrate et gendarme, femmes de terrain, elles se complètent et parlent le même langage. Celui qui place le curseur dès les premiers signaux d’alerte, de l’emprise psychologique, verbale ou/et physique aux mesures sociales et judiciaires pour accompagner les victimes et éloigner les auteurs de violences.

Tous les milieux

L’occasion pour les deux professionnelles de rappeler que les violences intrafamiliales concernent toutes les catégories socioprofessionnelles. « Pourquoi c’est un sujet tabou et pourquoi c’est grave ? Parce que la famille devrait être le lieu le plus protecteur. Et lorsqu’il y a un dysfonctionnement et qu’il se produit une infraction, cela rompt avec tout ce que l’on a envie de croire », a expliqué la magistrate.

Près de deux heures d’échanges où chaque mot a été savamment choisi pour parler des auteurs et des victimes au sein des familles et cela sans appartenance de sexe. Un auteur de violences pouvant être indifféremment de sexe masculin ou féminin, idem pour les victimes. « Une fois sortie de l’emprise, une victime m’a confié qu’elle avait oublié de voir ses enfants rire à table », a glissé l’adjudante-chef.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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