
Le maire d’une commune des Hautes-Alpes a fait enlever une croix en bois au sommet d’une montagne. Elle avait été plantée là par des randonneurs sans solliciter la moindre autorisation. Le premier édile s’est fait insulter et même menacé de mort sur les réseaux sociaux.
Un groupe de randonneurs se rend au sommet du mont de La Plane à Montgenèvre, dans les Hautes-Alpes, en 2024. Les marcheurs y plantent une croix en bois à côté de celle déjà existante, sans rien demander à personne, relate Le Dauphiné Libéré.
« Faire cesser cette illégalité »
Le terrain appartenait à quelqu’un et le propriétaire n’aurait pas été prévenu. La parcelle était justement la propriété de la commune de Montgenèvre. Les élus locaux ont alors ordre de la préfecture des Hautes-Alpes de faire enlever cette croix, au nom de la loi de 1905 de séparation des pouvoirs de l’Église et de l’État.
« L’installation de cette croix méconnaît la loi. La commune est tenue de faire cesser cette illégalité », a rappelé le préfet dans un courrier, cité par Le Dauphiné.
Menacé de mort
Le maire, Guy Hermitte, s’exécute et enlève la croix, la faisant déposer à côté de l’église Saint-Maurice, mise à disposition de ceux qui l’ont installée.
Le premier édile s’est toutefois retrouvé critiqué, insulté et menacé de mort sur les réseaux sociaux « nationalistes, patriotiques, catholiques », d’après nos confrères.
Guy Hermitte, maire de droite, assure avoir simplement respecté la loi, rappelant qu’une croix trône déjà au sommet du mont de La Plane.
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