
En France, le narcotrafic gagne sans cesse du terrain. Face à la violence et aux règlements de comptes, les élus locaux se retrouvent souvent en première ligne. Certains ont décidé de prendre des mesures choc, comme à Fontaine, une ville de 20’000 habitants de la banlieue de Grenoble.
A Fontaine, une commune collée à la ville de Grenoble, dans l’Isère, c’est le début de soirée. « On est sur un point de deal qui se développe depuis un mois. On est là pour montrer qu’on ne va pas les laisser s’installer », explique Franck Longo, le maire de la ville (MoDem), devant les caméras du 19h30, qui accompagne l’opération.
Des renforts viennent d’arriver pour cette action d’occupation du terrain menée par le maire. Depuis ce printemps, jusqu’à une quinzaine d’élus se mobilisent pour faire fuir les dealeurs et rassurer la population. « C’est plus facile pour les habitants de parler au maire, aux adjoints, qu’à des policiers municipaux, nationaux », poursuit Franck Longo. « Mais la police est aussi là en renfort. L’objectif est qu’elle procède pendant ce temps à des contrôles, qu’elle occupe le terrain pour sécuriser les lieux ».
Le jeu du chat et de la souris
La ronde commence. Des jeunes sont repérés dans un immeuble connu pour être une planque. L’élu les suit avec des policiers municipaux. S’ensuit un contrôle d’identité. Les jeunes n’ont rien sur eux. Ils peuvent repartir.
Interrogés par la RTS, des habitants de l’immeuble confirment la présence de diverses bandes. « C’est vrai qu’ils sont toujours dans l’escalier […] Des fois, on ne se sent pas en sécurité », confirme une femme.
La ronde se poursuit à l’arrière de l’immeuble, où les policiers trouvent une dizaine de pochons de cocaïne.
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Depuis ce printemps, cette occupation du terrain a asséché deux points de deal. « C’est un peu le jeu du chat et de la souris. On sait qu’ils vont tenter de se réinstaller ailleurs. A nous d’être très réactifs pour revenir tout de suite », commente Franck Longo.
« Le narcotrafic essaie de s’immiscer dans les affaires publiques »
Les élus locaux se retrouvent en première ligne face à ce fléau qui s’étend sur le territoire français. Aujourd’hui, selon un rapport de la Cour des comptes, huit communes sur dix sont touchées en France.
Au sud de Grenoble, Echirolles a elle connu une flambée de violences allant jusqu’à des fusillades. Juste en face de l’Hôtel de ville, la maire a fait vider et fermer tout un immeuble.
« Il était complètement gangrené par le narcotrafic, qui en avait pris possession et l’avait fortement dégradé », explique Amandine Demore (PCF). Les trafiquants y faisaient entre 15’000 et 20’000 euros de recette par jour, selon le procureur de la République.
« Ils ont été en colère, contre moi notamment. Ils ont tenté d’être intimidants. Un cap a été franchi aujourd’hui en France: on essaie de faire taire, de faire peur. Le narcotrafic essaie de s’immiscer dans les affaires publiques », met-elle en garde. A tel point que les acteurs de la lutte contre le narcotrafic redoutent des tentatives d’ingérence de ces réseaux criminels lors des prochaines élections municipales au mois de mars.
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Tamara Muncanovic/vic
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Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
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Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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