
Les faits se sont produits devant la mairie de cette commune située près de Montpellier, le vendredi 31 janvier. La police municipale est rapidement intervenue pour éviter que la situation ne dégénère encore plus.
Maire de Pérols, Jean-Pierre Rico a été agressé dans l’exercice de ses fonctions, le vendredi 31 janvier. Il se trouvait dans son bureau lorsqu’on l’a informé qu’un administré s’était enfermé dans le bureau du service financier.
« J’ai tout de suite fait appeler la police municipale avant d’aller voir ce qui se passait », explique Jean-Pierre Rico. « En fait, il demandait à voir les comptes du club taurin de Pérols. Je lui ai expliqué qu’il devait faire la demande par écrit, et nous sommes redescendus tranquillement avant qu’il ne s’en aille ».
C’est à ce moment qu’est arrivée la police municipale. Comprenant que c’était à cause de lui qu’elle avait été appelée, l’individu est revenu vers le maire et s’en est pris à lui. « Il m’a sauté dessus et m’a attrapé par le cou, tout en m’insultant, témoigne Jean-Pierre Rico. Les policiers sont intervenus et sont parvenus à le repousser plus loin. Je leur ai demandé de le laisser partir pour ne pas envenimer la situation. »
« Faire voter la protection fonctionnelle du maire »
Le maire de Pérols a déposé plainte auprès de la police nationale. Plusieurs témoins ont assisté à ces violences. « Je demande simplement à ce qu’il soit condamné. » Tout en précisant que « c’est la première fois que j’ai une altercation avec lui ».
Cet individu est bien connu dans le milieu des courses camarguaises. Selon des témoignages, il n’aurait pas accepté l’attribution du Biou d’or (trophée taurin récompensant le meilleur cocardier de la saison) à la manade Saumade, en octobre dernier. Plusieurs plaintes auraient déjà été déposées contre lui par des acteurs du monde taurin.
Ce jeudi 6 février, en soirée, se déroule le conseil municipal de Pérols. Jean-Pierre Rico va demander à « faire voter la protection fonctionnelle du maire », qu’une collectivité doit accorder à ses élus lorsqu’ils sont victimes de violences.
Vers une motion de soutien ?
Cette agression a ému de nombreux élus, à l’image de Laurent Jaoul, maire de Saint-Brès, qui vient d’écrire à Michaël Delafosse, président de la Métropole. « Jean-Pierre Rico a été violemment agressé en mairie de Pérols par un individu récidiviste, écrit-il. Cet acte intolérable ne peut rester sans réaction de notre part. Je pense qu’il serait important que le Conseil de Métropole, lors de sa prochaine séance jeudi, adopte une motion de soutien à Jean-Pierre Rico. Cette démarche témoignerait de notre solidarité entre maires et renforcerait la procédure qu’il engage, tout en affirmant notre refus catégorique de toute violence à l’encontre des élus. Nous devons être unis lorsque l’un d’entre nous est victime d’une telle agression. Le Conseil de Métropole est une tribune qui nous permet d’exprimer cette solidarité de manière forte et visible. »
« Certains ne comprennent pas qu’il y a des règles »
Le maire a également activé « un dispositif d’alerte permettant d’informer le procureur de la République des violences commises sur des personnes qui détiennent l’autorité publique, dont les élus ».
En juillet 2021, Jean-Pierre Rico avait déjà été agressé par deux jeunes auxquels il demandait d’arrêter de circuler à scooter dans la zone piétonne. « Ils ont été condamnés en première instance et se sont désistés en appel, le jugement définitif interviendra prochainement. »
Le maire de Pérols est un témoin privilégié de la montée de la violence envers les élus. « Je pensais que c’était lié au Covid et que ça se calmerait mais ce n’est pas le cas. Certains ne comprennent pas qu’il y a des règles à respecter et montent vite dans les tours. Mais je n’ai pas peur ».
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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