Conseiller municipal condamné pour agression sexuelle près de Nantes : le maire « sous le choc

, Conseiller municipal condamné pour agression sexuelle près de Nantes : le maire « sous le choc

Une onde de choc a traversé la mairie de Haute-Goulaine ce jeudi 6 février. Au petit matin, élus et agents ont appris la condamnation d’un conseiller municipal pour agression sexuelle. Des faits survenus en 2022 à Rezé, alors que ce dernier était technicien d’une filiale d’EDF et intervenait chez une cliente, pour lesquels l’homme de 53 ans a écopé de 15 mois de prison avec sursis probatoire.

C’est la stupéfaction. Je suis abasourdi.

Fabrice Cuchot, le maire

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Il n’a pas attendu l’entretien avec ce dernier pour retirer sa photo de l’équipe majoritaire sur le site internet de la ville. Une rencontre prévue en fin d’après-midi, une fois la mairie désertée « pour éviter de croiser le personnel féminin qui s’est montré très inquiet ».

Sentiment de trahison

J’ai d’abord une pensée pour la victime. J’espère qu’elle pourra se remettre de cet acte ignoble. Je lui apporte, en mon nom et celui du conseil municipal, tout notre soutien.

Fabrice Cuchot

Un élu également « en colère » par le sentiment de trahison qui l’envahit.

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Jean-Jacques Beaugrand nous a rejoints il y a environ deux mois. Il était auparavant dans la minorité. On avait eu des discussions sur ses valeurs. Il avait réussi à gagner notre confiance.

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En effet, candidat sur la liste Agir ensemble pour Haute-Goulaine en 18e position, il était rentré au sein du conseil municipal en octobre 2023, après de nombreuses démissions d’élus de l’opposition.

Nous n’étions pas informés de ce procès. Et encore moins du jugement qui a été rendu la semaine dernière. Il aurait au minimum dû nous prévenir. Il ne mettra plus les pieds à la mairie : il prend ses affaires et s’en va. Alors que la lutte contre les violences faites aux femmes est une cause nationale et qu’un élu doit être exemplaire, nous devons dénoncer ces agissements collectivement.

Déchu de sa fonction d’élu

Le maire n’aura toutefois pas à l’exclure, ni à attendre sa démission : les faits pour lesquels il a été condamné étant postérieurs à son élection, son mandat n’ira pas plus loin. Il est déchu de sa fonction d’élu local.

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Cette déflagration survient alors que les tensions sont perceptibles au sein du conseil municipal. La majorité a perdu de nombreux colistiers en route : outre les démissions de deux élus, cinq autres ont quitté l’équipe dont quatre pour rallier la minorité.

C’est à partir de ce moment-là qu’on a décidé de lui dire qu’on était plus en phase avec lui. On n’avait pas d’atomes crochus. Les valeurs qu’il véhicule ne sont pas les nôtres. Même si on voyait bien qu’il adhérait aux décisions du maire, on a été très surpris qu’il rebondisse quelques jours après dans son équipe. Comme a été également éberlués de cette condamnation. On était évidemment au courant de rien

Philippe Tijou, conseiller municipal minoritaire.

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A un an des élections municipales, ce poste ne devrait pas être pourvu. Le condamné étant élu sur le groupe minoritaire, le siège pourrait leur revenir. Mais la liste est quasiment épuisée. La majorité devrait compter 18 noms et les minorités 10.

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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