Élu agressé dans un village de Gironde : « C’est la preuve qu’on n’est plus en sécurité nulle part

, Élu agressé dans un village de Gironde : « C’est la preuve qu’on n’est plus en sécurité nulle part

Si l’agression subie, samedi 3 mai, par le conseiller municipal Anthony Rolland, sérieusement blessé pour avoir voulu mettre fin à un rodéo à moto, n’alimentait pas toutes les conversations, elle était bien présente dans la tête de parents attendant leurs enfants à la sortie de l’école, ce lundi après-midi.

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« J’ai vraiment de la peine pour lui, se faire taper comme ça, pour quelques réflexions… Mais, je ne suis pas non plus surpris. Ce genre de rodéo, il y en a de plus en plus et personne ne dit rien », lance un père. Ici, on oscille entre stupéfaction et indignation. « On est choqué, c’est arrivé à quelqu’un de très gentil. Mais c’est vrai que c’est de plus en plus fréquent, ces jeunes qui font du bruit à moto… Maintenant, on va attendre de voir s’il y a des mesures de la mairie », appuie un couple. Incivilités, manque d’éducation et de cadrage des parents sont les mots qui reviennent souvent. « Il n’y a plus de respect, que ce soit vis-à-vis d’un élu ou pas. Et ils n’ont plus peur non plus des gendarmes », ajoute un autre homme.

« Il voulait ramener le calme »

« C’est inadmissible, lâche une autre administrée. Mon mari est ami avec Anthony Rolland, c’est une personne de qualité. Beaucoup de gens le connaissent, il en a aidé pas mal, notamment des jeunes. Ce qui s’est passé est vraiment inacceptable, d’autant que son intervention partait d’un bon sentiment : il voulait ramener le calme. Mais il est tombé sur les mauvais jeunes. » Une autre femme ajoute : « Cela fait dix-huit ans que j’habite ici et il n’y avait jamais eu d’agression comme ça. C’est la preuve qu’on n’est plus en sécurité nulle part. »

« Beaucoup de gens le connaissent, il en a aidé pas mal, notamment des jeunes. Ce qui s’est passé est vraiment inacceptable »

Dans un communiqué, le préfet Étienne Guyot « condamne avec la plus grande fermeté ces comportements violents et intolérables en direction d’un élu » et apporte tout son soutien au conseiller municipal, tout en appelant à la plus grande fermeté contre les actes violents visant les élus locaux.

Grosse colère

De son côté, le maire, Alain Montangon, ne décolère pas. « J’y vais peut-être fort, mais pour moi, c’est une tentative de meurtre », s’émeut-il. L’homme n’a jamais eu la réputation de mâcher ses mots. Il évoque une déliquescence de la société « et une dérive totale depuis quarante ou cinquante ans. » Et de pointer du doigt « le manque évident d’éducation de ces jeunes ». « Les parents ont une grande responsabilité dans cette affaire. Si ces jeunes étaient tenus, ils ne s’amuseraient pas à faire ça. »

Et si Alain Montangon fustige les parents, il égratigne aussi l’État : « Nous ne sommes pas trop soutenus. » Il pointe un manque de sévérité et de courage politique. « À Gauriaguet, il y a six ou huit points de deal volatils, je suis pratiquement sûr que ces jeunes étaient alcoolisés ou drogués. » Une chose semble certaine, ils ne sont pas de la commune, affirme-t-il. « Ils n’auraient pas frappé Anthony. Les gendarmes ont, paraît-il, des pistes mais ils manquent, apparemment, de preuves. » Le parquet n’a pas communiqué sur l’enquête.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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