
Le procès des membres du groupuscule identitaire Argos, agresseurs présumés du maire PCF André Mondange et de sa famille en décembre 2023, devra attendre. Ce jeudi 6 juin, le tribunal correctionnel d’Avignon a décidé le renvoi du dossier au 27 février 2025. Un report obtenu par la défense des deux militants nationalistes qui, mercredi, ont demandé une procédure de citation directe, afin que les parties civiles soient elles-mêmes auditionnées dans le cadre de l’enquête.
L’avocat des deux militants nationalistes a laissé entendre, dans son argumentaire, qu’il ne s’agirait pas d’une agression mais possiblement d’une « bagarre de comptoir ». « Peut-être que les prétendus auteurs seraient justement ceux qui ont été victimes de violences », a justifié Me Mathieu Sassi. En clair, la défense remet en cause la probité des victimes présumées et a obtenu leur audition. Une « manœuvre dilatoire » a dénoncé l’entourage de la famille accusant la défense de vouloir gagner du temps.
« Des propos racistes »
Car ce qu’avance l’avocat de la défense est aux antipodes du témoignage d’André Mondange. Le maire PCF de Péage-de-Roussillon (Isère) assure avoir été agressé au visage en décembre 2023 par un groupe d’individus dans le centre-ville d’Avignon. L’élu a dénoncé une agression commise par « des gens qui se sont identifiés comme nationalistes » et qui ont « tenu des propos racistes » à l’encontre de sa fille métisse.
Il explique avoir été visé car portant « une cocarde tricolore au col, avec l’insigne Maire et RF (République Française) ». Les individus ont alors demandé son orientation politique. Ne répondant pas, l’un d’eux a lâché : « L’Isère, c’est certainement la gauche, plutôt le PCF ». Un des individus a alors voulu, selon ce témoignage, porter un coup avec une bouteille de bière, forçant le maire et sa famille à se réfugier à l’intérieur d’un bar.
Cette affaire ne sera donc pas jugée avant février 2025. Le contrôle judiciaire des agresseurs présumés est maintenu jusqu’à l’audience.
Face à l’extrême droite, ne rien lâcher !
C’est pied à pied, argument contre argument qu’il faut combattre l’extrême droite. C’est ce que nous tentons de faire chaque jour dans l’Humanité.
Face aux attaques incessantes des racistes et des porteurs de haine : soutenez-nous ! Ensemble, faisons porter une autre voix dans ce débat public toujours plus nauséabond.
Je veux en savoir plus.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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