Fait divers. « Si t’es le maire, alors je suis le pape » : le maire de Quinéville agressé

René Hardy, maire de Quinéville, a été victime d’une altercation violente avec un couple en camping-car, dans l’après-midi du samedi 26 avril. « Je marchais avec mon épouse sur le boulevard Maritime quand nous avons aperçu un homme faisant un barbecue à proximité de l’aire de camping-cars », explique l’élu. Or, cette aire de stationnement, située sur un parking herbé, autorise le stationnement nocturne des véhicules, mais interdit toute installation de matériel. Le maire s’est alors approché pour rappeler cette règle. « Je lui ai précisé que j’étais le maire« , relate-t-il. En retour, il essuie une première salve d’insultes : « Sale con », « connard », « passe ton chemin ». Afin d’éviter que la situation ne dégénère, le couple décide de poursuivre sa promenade.

René Hardy, maire de Quinéville depuis 2015, a été agressé alors qu'il rappelait une règle en vigueur sur l'aire de camping-cars.René Hardy, maire de Quinéville depuis 2015, a été agressé alors qu’il rappelait une règle en vigueur sur l’aire de camping-cars. – Maurice Varin

Coups, insultes et téléphone arraché

Mais quelques mètres plus loin, l’homme l’interpelle de nouveau à distance. « Je me suis rapproché, et il a continué à m’insulter, affirmant qu’il ne croyait pas que j’étais le maire. » René Hardy concède qu’il n’est « pas toujours évident d’être cru quand on ne se promène pas en permanence avec son écharpe tricolore« . L’échange dégénère. Entre deux invectives, « pauvre con« , le camping-cariste donne un coup sur le bras de l’élu pour tenter de faire tomber son téléphone, qu’il cherche ensuite à écraser au sol. « J’ai réussi à le récupérer in extremis », précise René Hardy. La compagne de l’homme intervient à son tour : « Si t’es le maire, alors je suis le pape !«  Secoué, le couple décide d’alerter les forces de l’ordre. Une quinzaine de minutes plus tard, les gendarmes arrivent sur place. René Hardy est conduit à la brigade de Montebourg pour déposer plainte, tandis que l’agresseur est placé en garde à vue.

L’homme est poursuivi pour outrage et violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique. « C’est la première fois que je subis une altercation aussi violente, avec des coups. J’ai déjà été insulté en tentant de faire respecter des règles, mais jamais agressé physiquement », confie René Hardy, actuellement dans son deuxième mandat.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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