Deux jeunes hommes, dont un militant d’extrême droite, condamnés pour une agression raciste à Lyon

, Deux jeunes hommes, dont un militant d’extrême droite, condamnés pour une agression raciste à Lyon

Trois jeunes hommes ont été victimes de violences en réunion à caractère raciste à Lyon (Rhône) au petit matin du jeudi 1er février. À la suite de cette violente altercation, deux jeunes hommes proches de la mouvance identitaire ont été condamnés mardi 6 février 2024, rapporte l’Agence France-Presse.

Ex-porte-parole du groupuscule d’ultradroite lyonnais Les Remparts, Sinisha Milinov, 22 ans, a écopé de seize mois d’emprisonnement dont six mois ferme, indique l’AFP. Son comparse, âgé de 21 ans et inconnu de la justice, a été jugé coupable d’avoir porté plusieurs coups de couteau ayant grièvement blessé deux victimes au visage. Il a été condamné à trente-six mois d’emprisonnement, dont deux ans ferme.

Des « individus violents animés par une idéologie raciste »

« Une petite dizaine de militants d’extrême droite ont commencé à agresser à la sortie d’un bar. Puis rapidement en viennent à les tabasser et à leur donner plusieurs coups de couteau », a raconté Raphaël Arnault, porte-parole du mouvement antifasciste Jeune garde, au Figaro .

L’agression s’était déroulée à la sortie d’un bar du quartier des Terreaux, dans le centre de Lyon. Après une première altercation assortie d’une gifle et d’insultes racistes, elle s’était poursuivie à l’extérieur et une bagarre avait éclaté entre un groupe de quatre individus et les trois jeunes d’origine nord-africaine, explique l’AFP.

Lors du procès, le procureur de la République Olivier Rabot a évoqué des « individus violents animés par une idéologie raciste ». L’agression avait été saluée par des proches comme une « revanche » au drame de la mort du jeune Thomas à Crépol (Drôme), dans une discussion sur les réseaux sociaux rapportée à l’audience, souligne l’AFP. De leur côté, les prévenus ont soutenu avoir été menacés et traités de « fascistes ». Les avocats de la défense ont plaidé la thèse des « violences réciproques ».

Des drapeaux de Génération Identitaire

Les enquêteurs ont retrouvé chez Sinisha Milinov des drapeaux de Génération Identitaire et d’un groupe nationaliste serbe. « Je ne suis plus militant étant donné que je ne suis plus dans une structure associative », a assuré au tribunal l’étudiant en histoire à l’université de Lyon. Son compagnon a lui aussi démenti tout militantisme.

L’ultradroite, mais aussi l’extrême droite et la droite parlementaire, s’étaient emparées de l’émoi suscité par le décès du jeune Thomas pour rebondir sur le thème de l’insécurité et des dangers de l’immigration. Comme le rappelle l’AFP, le ministère de l’Intérieur avait à l’époque annoncé la dissolution du groupuscule Les Remparts, après ses appels aux « patriotes » à réagir au drame de Crépol.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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