
Quatre forains qui avaient voulu installer leur attraction, un Monster show, sans autorisation, à Beaucaire en 2023, ont comparu, ce mardi 4 mars 2025 devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Ils étaient poursuivis pour des violences visant des élus et représentants de la mairie et des outrages.
Le 13 mai 2023, ces forains ont voulu passer en force à Beaucaire et installer leur Monster show dans la commune. La municipalité RN de Beaucaire s’y est opposée. Le spectacle n’a donc pas été autorisé par le maire Julien Sanchez. De fait, la mairie de Beaucaire n’avait jamais répondu aux messages des organisateurs du spectacle qui sollicitaient une autorisation. Un silence vaut un refus. Les forains le savent bien mais ont persévéré et ont tenté de s’installer.
Un élu blessé par un camion
Ce 13 mai, Julien Sanchez, le député Yoan Gillet, le conseiller municipal Nelson Chaudon et le directeur de cabinet sont sur place. Le premier élu de la ville et le député se présentent face aux forains. Le ton monte du côté des forains très énervés qui traitent alors l’un ou l’autre des représentants de la ville de Beaucaire de « tête de nœud », « clown » et de bien d’autres mots. Furieux, l’un des forains qui gère l’entreprise prend le volant de l’un de ses camions et se dirige vers les représentants de la mairie. Le conseiller municipal qui est de dos et marche devant le véhicule est percuté et blessé (5 jours d’ITT). L’une des organisatrices, plutôt virulente aurait jeté une barrière de sécurité, sur le torse d’un représentant de la mairie de Beaucaire. « On a tiré la barrière l’un et l’autre », se défend cette femme, évoquant l’intervention d’un représentant de la mairie. Un policier municipal tente d’intervenir pour protéger le maire, le député, le directeur de cabinet ou encore le conseiller municipal. Au final : l’un des représentants de la mairie est blessé. Même constat pour le directeur de cabinet.
Des peines d’amendes, de prison avec sursis et de prison ferme requises
Les forains étaient poursuivis ce mardi devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour des faits de violences – avec ITT ou pas – ou outrages sur personnes chargées de mission de service public. L’ancien maire, Julien Sanchez, a expliqué qu’il avait, ce 13 mai, prévenu le sous-préfet. – Celui-ci n’avait pas les moyens policiers pour intervenir sur place. Le lendemain, les CRS étaient à Beaucaire.
« La question qui se pose est celle-ci, plaide l’avocate des forains, Me Régine Ciccolini. Pourquoi ces élus n’ont-ils pas saisi, en référé, le tribunal administratif ? » Me Sylvie Josserand défendait les représentants de la Ville de Beaucaire, partie civile. La représentante du parquet a requis des jours-amendes, de la prison avec sursis mais aussi 6 mois de prison ferme contre le forain qui conduisait le camion. À l’époque, en 2023, la mairie avait annoncé qu’elle avait porté plainte pour tentative de meurtre visant l’un des élus. Et une instruction avait été ouverte et confiée à un juge d’instruction.
Le tribunal correctionnel rendra sa décision le 20 mars.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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