
La police du Capitole a resserré son dispositif de sécurité autour de six sénateurs et représentants après les menaces de mort formulées à leur endroit jeudi sur la place publique par le président américain.
« Il y a des policiers postés devant chez moi », a assuré jeudi soir sur les ondes de MSNBC l’une des cibles de Donald Trump, Elissa Slotkin, sénatrice démocrate du Michigan, tout en précisant qu’une protection a été déployée « 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 » pour elle et ses collègues. « Le climat politique est dicté par le sommet de l’État. Si le président dit qu’il faut vous pendre, il ne faut pas s’étonner que des individus sur le terrain lui emboîtent le pas et disent même des choses pires », a-t-elle ajouté.
Depuis plus de 24 heures, le climat de violence politique, nourri par l’occupant du Bureau ovale, est vivement dénoncé aux États-Unis après l’appel à l’exécution de ces élus dont les propos n’ont pas été appréciés par M. Trump.
Dans une vidéo dévoilée cette semaine, ces politiciens — tous des ex-militaires, des anciens combattants ou des ex-agents des services de renseignement — rappelaient aux membres des forces armées leur obligation de ne pas obéir à des « ordres illégaux ». Depuis sa reprise du pouvoir, Donald Trump multiplie les tentatives d’utiliser l’armée contre les citoyens américains dans une guerre qu’il a maintes fois présentée comme une défense contre un « ennemi intérieur ».
« J’ai vu un missile exploser près de mon avion, j’ai essuyé des dizaines de tirs de défense aérienne et j’ai même été envoyé en orbite — tout cela pour mon pays. Je n’aurais jamais imaginé qu’un président puisse réclamer mon exécution », a écrit sur les réseaux sociaux le sénateur démocrate de l’Arizona Mark Kelly, lui aussi menacé de mort par le président américain. « Trump ne comprend rien à la Constitution, et nous sommes tous moins en sécurité à cause de cela. »
La femme de Mark Kelly, l’ex-représentante Gabrielle Giffords, a été victime de cette violence politique en 2011 quand elle a été grièvement blessée par balle lors d’un rassemblement politique à Tucson. L’attentat avait tué 6 personnes et en avait blessé 13 autres, dont Mme Giffords, qui n’a jamais pu reprendre ses fonctions à la Chambre et qui vit depuis avec les séquelles handicapantes de cette tentative d’assassinat.
« Aujourd’hui, le président des États-Unis a traité [mon mari] de traître et a exigé son exécution, a-t-elle déclaré en ligne. C’est dangereux et injuste. Les Américains de toutes couleurs politiques doivent se lever et le dénoncer. »
Sédition et « peine de mort »
Jeudi, sur son réseau social, Donald Trump a évoqué la peine de mort en dénonçant les déclarations des sénateurs Mark Kelly (Arizona) et Elissa Slotkin (Michigan) ainsi que des représentants Jason Crow (Colorado), Chrissy Houlahan (Pennsylvanie), Chris Deluzio (Pennsylvanie) et Maggie Goodlander (New Hampshire) sur la désobéissance des militaires face à des ordres illégaux.
« On ne peut pas laisser ces propos impunis. Il faut emprisonner [leurs auteurs] », a écrit le président en lettres capitales en parlant d’un « comportement séditieux » et d’un geste « grave et dangereux pour notre pays ». Dans une publication subséquente, il a ajouté : « un comportement séditieux passible de la peine de mort ».
Ces déclarations alimentent un climat de violence politique qui a déjà fait plusieurs victimes cette année, dont le militant ultraconservateur Charlie Kirk et la présidente de la Chambre des représentants du Minnesota Melissa Hortman, tués par balle.
Dans un communiqué commun, le président du Parti démocrate à la Chambre ainsi que le chef et la whip de la minorité ont exhorté Donald Trump à baisser le feu en supprimant « immédiatement ces publications incohérentes des réseaux sociaux » et en rétractant « ses propos violents avant de causer un meurtre ». Ils ont aussi appelé les républicains à condamner « fermement » ses propos.
Jeudi, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a plutôt défendu le président en assurant qu’il ne souhaitait pas faire exécuter des membres du Congrès. Elle a aussi accusé les élus ciblés par Donald Trump d’« encourager et d’inciter la violence » en appelant les militaires à la désobéissance.
En réaction aux propos du président, les sénateurs et les représentants ayant reçu des menaces de mort venant du plus haut sommet de l’État persistent et signent. Dans une déclaration commune, ils disent avoir « prêté serment pour protéger et défendre la Constitution des États-Unis. Aucune menace, intimidation ou incitation à la violence ne nous détournera de cette obligation sacrée ».
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
