La vidéo de 37 secondes, dont l’origine n’est pas établie, fait le tour des réseaux sociaux (et de quelques médias) depuis sa mise en ligne le lundi 23 mars 2026 par l’influenceur carignoniste Mehdi Ben Fredj. Elle montre le candidat insoumis aux municipales de Grenoble Allan Brunon, élu au conseil municipal après une « fusion technique » avec la liste de Laurence Ruffin, prendre à partie un commerçant du cours Berriat.
« Viens devant ! De quoi t’as peur ? Pourquoi tu tapes les gens ? », lance l’élu dans la vidéo, tandis que son interlocuteur refuse de sortir de son établissement. A l’origine de cette provocation ? Une altercation survenue plusieurs jours plus tôt sur le marché de la Villeneuve. Le commerçant, très reconnaissable, aurait (au moins) empoigné un ou plusieurs militants insoumis pour leur intimer l’ordre de quitter les lieux.
Allan Brunon, tête de liste LFI aux municipales de Grenoble, élu sur la liste de Laurence Ruffin à la suite d’une « fusion technique » dans le but de faire barrage à Alain Carignon. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Allan Brunon évoque, pour sa part, des coups portés ayant conduit à un dépôt de plainte. Le militant LFI, ancien compétiteur MMA, semble donc aussi avoir eu l’intention de s’en prendre lui-même à l’individu, visiblement filmé par des soutiens. « Tu as vu ? Il bégaye », se moque ainsi du commerçant une voix féminine.
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À deux reprises, Allan Brunon emploie également l’insulte « tapette » à l’intention de l’individu mis en cause. Ce dont il s’est excusé par la suite. « Je regrette l’utilisation d’une insulte homophobe. Je présente mes excuses à toutes celles et ceux que j’ai pu blesser. Je ne l’emploierai plus », a‑t-il déclaré dans un post sur X. Avant d’ajouter : « Fidèle à mon engagement antifasciste, j’ai toujours combattu toutes les formes de discrimination et je continuerai à le faire en tant qu’élu insoumis ».
Dans un second message, le militant LFI a également indiqué dénoncer « l’agression ultra-violente du militant insoumis de Grenoble par cet individu présent dans un groupe de militants de droite extrême lié à Alain Carignon, pour [laquelle] des procédures sont en cours ».
Du côté de l’équipe Carignon, on rejette la faute sur les militants en question, les accusant d’avoir proféré des injures à l’encontre d’une colistière du candidat LR, Anouchka Michard… également élue (d’opposition). De quoi donner une idée de l’ambiance à venir au sein du nouveau conseil municipal de Grenoble ?
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