Publié22. février 2024, 09:52
VaudUn radar le rend furieux: condamné pour diffamation
Un Vaudois a envoyé un courrier acerbe aux autorités pour protester contre l’installation d’un radar dans une localité. La justice considère que ces attaques n’étaient pas justifiées par un intérêt public.

Image d’illustration.
20min/Michael Scherrer
Un citoyen vaudois a vu rouge suite à la mise en service d’un radar dans une localité du canton. L’ordonnance pénale qui règle son cas ne dit pas si le mécontent s’était lui-même fait flasher, mais elle se penche sur le courrier qu’il a envoyé en janvier 2023 aux autorités pour dénoncer l’installation de l’appareil.
Le prévenu remettait en cause la santé mentale de «l’individu qui a décidé de placer» ce radar, l’a traité de pervers, de sadique et dénonce une imbécilité crasse et de la mesquinerie vicieuse. Il invite les pouvoirs publics à «prendre des mesures de protection de la population contre l’individu en question» et ajoute que, selon lui, toute la chaine de commandement cautionne ces comportements et doit par conséquent «être mise hors d’état de nuire».
Des élus en copie
Le courrier est adressé en copie à plusieurs organes et élus vaudois, dont le conseiller d’Etat Vassilis Venizelos, le Municipal yverdonnois en charge de la sécurité Christian Weiler et le commandant de la police du Nord vaudois Marc Dumartheray. Ce dernier est particulièrement visé dans la lettre en tant que responsable de «l’opérateur radar». Il a porté plainte en avril.
Le Ministère public a condamné l’impétueux détracteur à 20 jours-amende à 150 fr. avec sursis pendant deux ans pour diffamation. Il devra aussi s’acquitter d’une amende de 600 fr. et de 200 fr. de frais de procédure. La justice a estimé que le prévenu avait pour but de «dire du mal d’autrui» et «de se venger». Il n’a donc pas, contrairement à ce qu’il affirme, «agi dans un quelconque intérêt public», lit-on dans le jugement.
Plusieurs affaires durant lesquelles des radars ont mis des automobilistes hors d’eux se sont terminées devant les tribunaux. Fin novembre, un Genevois s’en est pris à un appareil à coups de pelle.
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