Charles Kermarec, ancien élu de Brest, devrait rester en prison jusqu’à son procès pour « viols incestueux

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[Mise à jour le 20 juin à 16h10 : la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a suivi les réquisitions du parquet général vendredi 20 juin 2025. Charles Kermarec reste détenu jusqu’à son procès.]

Le parquet général de Rennes a saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes, jeudi 19 juin 2025, d’une demande de « prolongation exceptionnelle » de la détention provisoire de l’ancien vice-président de Brest métropole (Finistère), Charles Kermarec, pour qu’il reste en prison jusqu’à sa comparution devant la cour criminelle départementale du Finistère, prévue d’ici quelques mois.

Pour rappel, l’ancien vice-président de Brest métropole avait, en effet, été mis en examen en juin 2023 pour des viols et agressions sexuelles commis sur « trois » de ses neveux et filleuls, suite au signalement opéré le 23 mai 2023 par le maire de Brest au procureur de la République.

Un « incident » avait à l’époque éclaté « devant un bar » entre l’homme de 69 ans – qui s’apprête d’ailleurs à fêter ses 70 ans en détention – et deux de ses neveux, qui l’avaient à cette occasion accusé de « faits de nature sexuelle ». François Cuillandre avait donc eu vent de cet épisode et Charles Kermarec avait « démissionné » de ses fonctions trois jours après son signalement.

Au total, trois neveux et filleuls de l’ancien élu l’accusent de viols et d’agressions sexuelles alors qu’ils étaient mineurs : les faits auraient été commis « entre 2005 et 2015 » à Brest, mais aussi à Saint-Michel-Chef-Chef (Loire-Atlantique), en Corse, à Saint-Tropez (Var), à Cannes (Alpes-Maritimes) et à Agadir (Maroc).

Il aurait dû être jugé avant le 20 juillet 2025

Le 8 janvier 2025, la juge d’instruction brestoise en charge de cette affaire avait considéré qu’il existait des « charges » à l’encontre de Charles Kermarec justifiant son renvoi devant la cour criminelle départementale du Finistère.

Seulement voilà, la loi dispose que les personnes détenues doivent comparaître devant cette cour dans un délai maximum de « six mois » entre le moment où l’ordonnance de mise en accusation (OMA) est devenue définitive – en l’occurrence, il n’en avait pas fait appel – et la tenue du procès.

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Charles Kermarec aurait donc dû comparaître « avant le 20 juillet 2025 », mais cela n’a pas été possible au regard de « l’état du stock » de dossiers restants à audiencer : à ce stade, aucune date n’a été fixée mais son avocat, Me Bertrand Labat, mise sur « le début d’année 2026 ».

Le parquet général n’a donc eu d’autres choix que de saisir la chambre de l’instruction pour que l’homme de 69 ans soit maintenu en détention provisoire jusqu’à l’audience : cette affaire fait en fait partie des « priorités », a d’ailleurs précisé l’avocat général.

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La « pluralité de victimes », mais surtout sa « personnalité inquiétante » éclairées par les experts psychiatre et psychologue ne laissent, de son point de vue, pas d’autre alternative que la prison. Sa « délinquance pédocriminelle ancienne et persistante » à mettre « en lien avec un état alcoolique » avait en effet été soulignée par les experts qui l’avaient aussi trouvé « dépressif ».

Il accepte « totalement » son maintien en détention

Depuis les faits, l’ancien vice-président de la Métropole souffre d’un « isolement dans ses relations familiales, amicales et professionnelles », avait pour sa part écrit l’enquêteur de personnalité : il n’a « plus de contacts avec ses enfants », ni même avec « ses anciennes connaissances brestoises ».

Apparu en visio-conférence depuis la maison d’arrêt de Lorient (Morbihan) où il est écroué, Charles Kermarec a fait savoir ce jeudi 19 juin 2025 qu’il acceptait « totalement » cette prolongation : la décision de la chambre de l’instruction, qui doit intervenir ce vendredi 20 juin 2025, devrait donc se ranger à l’avis général.

Il a en revanche tenu à « faire part » de ses problèmes de santé : un cancer lui a été diagnostiqué, mais l’homme a surtout insisté sur le fait qu’il n’entend « plus rien » depuis sept mois, ce qui le fait « souffrir » puisqu’il a l’impression d’être « nuit et jour sur une piste d’aviation ».

Il suit aussi des soins psychologiques et a assuré n’en avoir « raté aucun ». S’il a reconnu certains faits, sa position n’a toutefois pas été « véritablement stable » pendant l’instruction puisqu’il est resté « évasif » sur certaines dénonciations.

CB (PressPepper)

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