
SÉCURITÉ – Après avoir été critiqué par certains élus de gauche pour sa timide réaction après le meurtre de vendredi dans une mosquée du Gard, Bruno Retailleau s’est depuis rattrapé. Ce dimanche 27 avril, le ministre de l’Intérieur s’est ainsi rendu à la sous-préfecture d’Alès aux côtés du procureur de la République Abdelkrim Grini, pour échanger sur cette affaire qui monte en France depuis deux jours.
Bruno Retailleau était ensuite quelques heures plus tard présent sur le plateau de BFMTV. Il y a notamment annoncé un renforcement des mesures de sécurité autour de toutes les mosquées de France.
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Le ministre a rappelé que « dès vendredi », il avait demandé au préfet du Gard de renforcer les mesures de sécurité des lieux de culte dans ce département. Il a affirmé avoir depuis envoyé un télégramme « à tous les préfets pour que toutes les mosquées en France soient davantage protégées qu’elles ne le sont ».
Par ailleurs, Bruno Retailleau s’est aussi exprimé sur le profil du principal suspect, toujours activement recherché. Cet homme d’une vingtaine d’années « extrêmement dangereux » est soupçonné de vouloir récidiver. Il avait tenu des propos décousus dans une vidéo qu’il a lui-même réalisée vendredi juste après son meurtre, dans laquelle il se félicitait de son acte et insultait la religion de sa victime.
Il voulait « pouvoir être désigné comme tueur en série »
« Il a posté des images d’une extrême violence. Quand on interprète ce qu’il a dit, il y a à la fois des propos anti-musulmans, mais aussi (d’autres) qui relèvent d’un tueur en série. Il indiquait vouloir tuer au moins deux autres personnes pour pouvoir être désigné comme tueur en série. Il y a une fascination de la violence, une mise en scène de la violence », a déclaré le ministre de l’Intérieur sur BFMTV.
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Par ailleurs, un rassemblement contre l’islamophobie a réuni plusieurs centaines de personnes ce dimanche place de la République à Paris, dont Jean-Luc Mélenchon qui a accusé Bruno Retailleau de cultiver un « climat islamophobe » après le meurtre du Gard.
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Interrogé au même moment sur BFMTV, Bruno Retailleau a exclu de participer à ce rassemblement, jugeant que les insoumis « instrumentalisent ce crime ».
Aboubakar a été tué parce qu’il était musulman.
Ce soir, nous étions nombreux·ses à Paris pour lui rendre hommage.
Le racisme et la haine contre les musulmans n’auront jamais leur place au sein de notre République. pic.twitter.com/kABTv40j1P
— Parti socialiste (@partisocialiste) April 27, 2025
L’islamophobie déshumanise ceux qu’elle vise. Elle est une incitation à toutes les violences, jusqu’au meurtre.
Il est urgent de se ressaisir.
Sur la place de la République, nous avons marqué le silence pour rendre hommage à Aboubakar, et pour la fraternité républicaine et… pic.twitter.com/2rEQPJZ0KA
— La France insoumise (@FranceInsoumise) April 27, 2025
Une minute de silence y a été respectée en mémoire d’Aboubakar Cissé, le jeune Malien âgé d’une vingtaine d’années tué vendredi de plusieurs coups de couteau dans la mosquée de la petite commune gardoise de La Grand-Combe.
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
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Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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