– Alpes du Sud –
À la veille des élections législatives, ils appellent à « voter utile » et faire « barrage à l’extrême droite ». 11 élus des Alpes du Sud, dont Renaud Muselier le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ont cosigné une tribune ce dimanche. Ils sont 1.300 élus locaux à l’avoir fait en France, et a appelé à un « sursaut républicain. Les extrêmes, à la recherche de bouc-émissaires (…), ne peuvent être une solution pour la France », écrivent-ils. Ils qualifient leurs programmes d’irréalistes et « démagogiques, non financés », « où les territoires n’existent pas ». Ces 11 élus appellent donc à « voter utile » et soutenir les candidats de la majorité présidentielle. Parmi les signataires alpins, on retrouve deux candidats justement Renaissance : Sébastien Fine, le maire de Villar-Saint-Pancrace qui se présente sur la seconde circonscription des Hautes-Alpes, et Benoit Gauvan, le maire d’Oraison candidat Renaissance sur la première circonscription des Alpes de Haute-Provence. Chantal Eyméoud, la seconde vice-présidente régionale et maire d’Embrun, Arnaud Murgia, édile de Briançon ou encore Camille Galtier, président de DLVAgglo et maire de Manosque cosignent également cette tribune.
Les signataires des Alpes du Sud :
Chantal Eyméoud, maire d’Embrun, présidente de la communauté de communes Serre-Ponçon, vice-présidente région SUD
Sébastien Fine, maire de Villar-Saint-Pancrace, candidat Renaissance seconde circonscription des Hautes-Alpes
Arnaud Murgia, maire de Briançon, président de la communauté de commujnes du Briançonnais et vice-président du Conseil Départemental des Hautes-Alpes
Agnès Rossi, conseillère régionale SUD
Christian Decory, adjoint Laragne-Montéglin
Michèle Maffren, conseillère municipale et communautaire Laragne-Montéglin
Sandrine Cosserat, maire de Volonne, vice-présidente de Provence-Alpes-Agglomération
Camille Galtier, maire de Manosque, président de DLVAgglo
Benoit Gauvan, maire d’Oraison et candidat Renaissance première circonscription des Alpes de Haute-Provence
Vincent Allevard, vice-président DLVAgglo
Renaud Muselier, président région SUD
La tribune :
« Avec près de la moitié des votes en faveur des extrêmes, les Françaises et les Français ont clairement manifesté leur sentiment de colère et d’abandon ainsi que leur refus de l’impuissance publique lors des élections européennes du 9 juin.
Nous, élus locaux, maires, présidents d’intercommunalité, présidents de département, élus départementaux, présidents de Région et élus régionaux, nous avons toujours été en première ligne et à l’écoute de nos concitoyens. Nous partageons leurs préoccupations du quotidien, leur souhait de vivre dignement de leur travail, leurs aspirations pour leurs enfants, mais également leur inquiétude face à l’avenir. Nous portons une ambition commune transpartisane pour améliorer la sécurité et le pouvoir d’achat des Français, pour réduire les inégalités à la racine, pour atteindre le plein-emploi, en continuant à être le pays le plus attractif d’Europe, et pour préserver notre environnement.
Nous, élus locaux, garants de garants de la démocratie locale, appelons à un sursaut républicain. Les extrêmes, à la recherche de boucs émissaires prétendument responsables de tous les maux de notre société, ne peuvent être une solution pour la France, qui serait fracturée dans nos territoires et déclassée sur la scène internationale. Nous ne pouvons nous résoudre à laisser leurs idées gangrener nos valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. Le vivre-ensemble ne peut se construire dans l’outrance et la violence, en instrumentalisant les craintes. Au-delà de nos sensibilités politiques, nous défendons les valeurs de la République, de Jean Jaurès au général de Gaulle, pour que tous les citoyens soient égaux devant la loi et devant les promesses républicaines.
Nous, élus locaux, garants de la démocratie locale, appelons à un sursaut républicain
Nous, élus locaux, savons que les programmes irréalistes et démagogiques des extrêmes, non financés, n’engendreront que déconvenues et amertume. Des programmes où les territoires n’existent pas, où la ruralité est niée, où les quartiers sont relégués et où les élus apparaissent écartés. Des programmes simplistes qui affaibliront inévitablement les classes populaires et les classes moyennes. Des programmes où les territoires deviendront des variables d’ajustement d’idéologies mortifères. Nous appelons à faire le choix, d’une part, de la capacité d’agir, en apportant des réponses concrètes et responsables, autour de projets locaux pour le quotidien. Et, d’autre part, le choix de l’ambition et de la modération, du vote utile dès le premier tour. Avec toutes les bonnes volontés, nous appelons à défendre avec confiance une République enracinée au plus près des citoyens et de nos territoires. Le 30 juin, c’est la République qui doit gagner, pas les extrêmes ! »
C. Cava Michard
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
