
L’homme suspecté d’avoir violemment agressé mercredi 6 août au soir le maire de Villeneuve-de-Marc, en Isère, a été interpellé ce vendredi matin, a annoncé le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau dans un message sur X.
Interpellé à 14 kilomètres
Le suspect, en fuite depuis l’agression, était sous le coup d’un mandat de recherche lancé par le parquet de Vienne dans le cadre d’une enquête pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique ».
L’homme a été interpellé sans heurt à 11h30 à Charantonnay, à 14 km des lieux de l’agression, a précisé à l’AFP une source proche du dossier. Il a été placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Saint-Jean-de-Bournay, selon une autre source proche du dossier.
L’agression s’est déroulée devant le domicile du maire Gilles Dussault, âgé de 63 ans. Le suspect, un administré du village d’un peu moins de 1.200 habitants, « résidant dans la commune de longue date », a agressé le maire « avec une arme blanche », a indiqué le parquet de Vienne.
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Poignardé en pleine rue
Gilles Dussault présentait « trois plaies dont deux au thorax et une plaie défensive », a précisé le ministère public.
Le pronostic vital du maire a été un temps engagé, avant d’être levé jeudi matin. Ses blessures ont donné lieu à 15 jours d’ITT.
Après l’avoir attaqué, son agresseur a quitté les lieux avant de revenir avec son véhicule. Il a « alors tenté de percuter le maire et son fils venu lui porter secours, et fini sa course contre un mur », puis « pris la fuite à pied » après avoir porté des coups de poing au fils du maire qui tentait de l’intercepter, a relaté le parquet de Vienne, qui s’est dessaisi de l’affaire au profit du parquet de Grenoble ce vendredi matin.
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Litige sur un dossier d’urbanisme
Selon le parquet, au regard des premiers éléments de l’enquête, « un litige opposait depuis plusieurs mois l’agresseur à la municipalité pour des questions d’urbanisme et de travaux réalisés par celui-ci sans autorisation ».
« Les violences contre nos élus sont intolérables et ne resteront jamais impunies », a affirmé sur X Bruno Retailleau.
Une information judiciaire a été ouverte vendredi par le pôle criminel du tribunal judiciaire de Grenoble. Le suspect encourt une peine maximale de réclusion à perpétuité.
Avec AFP
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