À Nice, 18 élus quittent le Conseil métropolitain : « La municipale à Nice a commencé »

Et tout a dérapé. Après une heure et demie de séance au conseil métropolitain à Nice, Xavier Beck, le maire de Cap-d’Ail, prend la parole pour parler comme rarement on a parlé à Christian Estrosi en séance plénière : « Vous foulez au pied les principes fondateurs de cette assemblée. Nous aurions dû discuter du futur palais des Congrès avec l’ensemble des maires comme c’est prévu normalement. Il est impossible pour moi de voter une délibération qui va acter le fait qu’une fois de plus, vous mettez à la charge de la métropole quelque chose qui concernera la ville de Nice. »

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Ce qui est reproché à Christian Estrosi

Dans la foulée, Christian Estrosi répond que ce n’est pas lui « qui a fait exploser ce pacte de gouvernance, mais ceux qui ont insulté la Métropole, qui ont décidé par choix ou par suivisme d’emprunter le chemin de l’extrême droite ». Certains maires huent alors le président du conseil métropolitain, 18 se lèvent et quittent l’hémicycle. Ils reprochent à Christian Estrosi de ne pas avoir été conviés à une réunion préparatoire à cette séance à enjeu. Ces maires avaient refusé de signer la charte de confiance exigée par le président de la Métropole Nice-Côte d’Azur.

« Il nous demande une sorte de chèque en blanc« , nous expliquent plusieurs maires de villages du haut-pays. Surtout que tous ces élus ne voient pas d’un bon œil le fait de devoir payer une partie du futur palais des Congrès, « un projet niçois pour les Niçois, qui me finance ma salle des fêtes ? », s’interroge un élu.

Christian Estrosi parle d’élus qui ont « emprunté le chemin de l’extrême-droite »

Le maire de Cap-d’Ail, Xavier Beck, celui de Villefranche-sur-Mer, Christophe Trojani, ou encore le maire de Tourrette-Levens, Bertrand Gasiglia, avaient déjà annoncé leur refus de voter le transfert du financement du budget de la Ville à celui de la Métropole concernant le palais sur le port de Nice.

Face à ces élus en colère, Christian Estrosi attise un peu plus leur colère en leur disant : « Ce n’est pas moi qui ai fait exploser la cohésion de cette assemblée, mais ceux qui, par choix ou par suivisme, ont décidé de suivre l’arc de l’extrême droite ». Cette phrase est celle de trop pour ces élus. C’est à ce moment-là qu’ils quittent la salle en criant au scandale. * »*Nous ne sommes pas d’extrême-droite. Ici, à la Métropole, il n’y a pas de parti, normalement nous travaillons ensemble. »

Christelle D’Intorni, députée UDR (ciottiste) est convaincue que « les municipales ont commencé depuis un certain temps déjà à Nice ». Et nul doute que cet épisode ne sera pas le dernier.

La liste des élus

Christelle D’Intorni : Rimplas (député de la 5e circonscription)
Bertrand Gasiglia : Tourrettes-Levens
Christophe Trojani : Villefranche-sur-Mer.
Xavier Beck : Cap d’Ail
Anaïs Tosel : Falicon
Carole Cervel : Valdeblore
Gérard Manfredi : Roquebilière
Jean-François Spinelli : Castagnier
Jean Thaon : Lantosque
Pascal Bonsignore : Aspremont
Loetitia Loré : Venanson
Martine Barengo-Ferrier : La Bollène-Vésubie
Julie Charles : Saint-Jeannet
Pascale Guit-Nicol, Gattières
Jean Merra: Saint-Sauveur-sur-Tinée
Yannick Bernard: Carros
Gaelle Frontoni, conseillère municipale de Nice

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