Nouveau rebondissement à Briscous. La maire de la commune basque, Fabienne Ayensa a annoncé, ce lundi 18 mars dans la soirée durant le conseil municipal, avoir remis sa démission au préfet. « Je ne peux pas continuer dans ce climat de menaces, d’insultes et de calomnies », a déclaré l’élue., une semaine après la découverte d’un cercueil devant la mairie symbolisant la mort de la langue basque. La décision de l’édile est en effet liée aux vives tensions des derniers mois autour du sort de l’Ikastola de la commune. Juste avant son annonce, le conseil municipal a décidé de jouer l’accalmie en accordant finalement à l’école immersive en euskara une prolongation d’un an (2024/2025) de l’autorisation d’occupation du terrain municipal où elle est installée.
Une délibération que la maire a elle-même présenté et qui a été votée à bulletin secret. Elle a été adoptée avec 12 voix pour, 4 contre et 1 abstention, dans un silence de cathédrale malgré la présence d’une trentaine de parents de l’Ikastola et d’une douzaine de journalistes. Cette décision met fin, au moins provisoirement, au conflit. Elle assure la rentrée scolaire 2024, mais ne règle pas les désaccords entre la mairie et l’association gérant l’école sur la construction d’un bâtiment en dur.
Vers une nouvelle élection municipale
L’autorisation d’occupation, depuis le début, n’est que provisoire en attendant que l’Ikastola trouve un terrain à acheter. En attendant, les 51 élèves font classe dans des préfabriqués. Depuis deux ans, faute de trouver un site, l’association gérante a fait des demandes de permis de construire pour ériger un bâtiment sur le site actuel pour y accueillir jusqu’à 92 enfants. La mairie a refusé de délivrer ce permis, non conforme selon elle aux accords et contrevenant à plusieurs règles prédéfinies. Depuis, la tension entre les deux parties n’a fait que monter. Le conseil municipal est allé jusqu’à décider de ne pas renouveler l’autorisation provisoire d’occupation du terrain et demander à l’Ikastola de quitter les lieux à la fin de l’année scolaire, le 6 juillet prochain.
Les parents des élèves, soutenus par la Fédération Seaska qui regroupe les écoles immersives en basque, sont montés au créneau, multipliant les actions. Dans le même temps, plusieurs élus, en désaccord avec le conseil municipal, ont remis leur démission. Les tensions ont atteint leur paroxysme la semaine dernière : un cercueil indiquant la mort de la langue basque en 2040 a été retrouvé devant la mairie. La goutte d’eau de trop pour Fabienne Ayensa, victime il y a quelques mois d’un AVC, qui a décidé de jeter l’éponge. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a désormais deux mois pour l’accepter ou la refuser. Si il l’entérine, cela provoquera une élection municipale partielle pour compléter les 7 sièges vacants. Si une autre conseillère ou un autre conseiller démissionne, il faudra alors procéder à une élection municipale intégrale.
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