
À la suite de la révélation par la cellule d’investigation de Radio France, ce dimanche 6 septembre 2026, de deux nouvelles accusations d’agression sexuelle sur mineur commise par Joaquim Pueyo, Me Jérémy Kalfon, l’avocat de l’ancien député-maire d’Alençon (Orne), nous a adressé un communiqué de presse.
« Sur le fond, M. Pueyo conteste ces accusations avec la plus grande fermeté », écrit-il avant de soulever « trois observations, sur la méthode ».
« Un mélange des genres » selon l’avocat de Joaquim Pueyo
L’avocat met en avant « un mélange des genres » : « L’ ‘enquête’ publiée ce jour est l’œuvre d’un journaliste de France Inter, la station où travaille précisément M. Pommier. Elle a pour objet de corroborer les accusations de son collègue. Elle est diffusée par Radio France. Accusateur, promoteur et enquêteur ne font ici qu’un », argue le conseil de Joaquim Pueyo.
Me Jérémy Kalfon avance ensuite « des méthodes contraires à l’éthique journalistique ». Selon lui, la cellule d’investigation aurait eu recours à des « procédés de nature à faire naître, chez certaines personnes, les témoignages qu’ils prétendent recueillir ».
Enfin, il affirme qu’il a alerté la direction de Radio France, le 8 juin 2026, « pour dénoncer ce mélange des genres et ces méthodes » d’enquête.
« Aucune mesure de contrôle n’a suivi. L’enquête s’est poursuivie dans les mêmes conditions et a été publiée ce jour. Nous ne dirons rien de plus dans les médias, qui ne présentent, et moins encore ici, aucune garantie de loyauté et d’impartialité dans un contexte ou la présomption d’innocence est désormais réduite à un avertissement en bas de page. »
« Aucune plainte n’a été déposée jusqu’à maintenant »
Me Jérémy Kalfon conclut son propos en réaffirmant que « Joaquim Pueyo conteste ces accusations. Il s’est présenté volontairement à chaque convocation, y compris à une confrontation, sans y être tenu. Il se tient à la disposition de la justice, comme il l’a toujours fait. Jusqu’à maintenant, et en dépit de la gravité des accusations portées, aucune plainte n’a été déposée jusqu’à maintenant à notre connaissance. »
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