
Dans son journal de 7 h ce dimanche 6 septembre 2026, France inter révèle avoir recueilli, via la cellule investigation de Radio France, les témoignages de deux nouvelles victimes de violences sexuelles commises par l’ex maire d’Alençon Joaquim Pueyo, alors qu’elles étaient mineures.
Révélations, l’émission de Stéphane Pair, les diffuse ce dimanche 6 septembre 2026 à midi, sur les ondes de France Inter.
Un orphelin pris en stop en 1981
Patrick, orphelin, y explique notamment, qu’en 1981, alors qu’il n’a que 14 ans, il est pris en stop par un homme « de petite taille », dans « une belle voiture » près du foyer de l’enfance d’Alençon (Orne) qui l’héberge.
L’homme lui aurait proposé de l’emmener au Mans (Sarthe) dans un restaurant américain puis au cinéma. Le retour se fait de nuit et l’homme lui propose alors de l’accueillir chez lui.
L’ado se souvient d’une maison « en périphérie d’Alençon à la campagne » où l’homme l’a rejoint dans son lit la nuit et l’a touché.
« Il s’est collé à moi et m’a tripoté. Il a tenté de me calmer en faisant des ‘chut’ dans mes oreilles. C’est un ‘chut’ que j’entendrai toute ma vie », déclare Patrick B. dans le journal de 7 h 30 de France Inter, à travers un extrait de l’émission Révélation. Il a identifié son agresseur sur des plateaux télé notamment lors des interventions du député-maire Joaquim Pueyo sur des sujets liés à l’actualité d’Alençon.
Dans le logement de fonction de la prison de Nanterre
Tony, 47 ans aujourd’hui, est l’autre victime qui se dévoile. Il est originaire de Livaie et se souvient avoir été accueilli avec sa mère et ses deux frères, quelques jours de l’été 1994 à la prison de Nanterre, dans le logement de fonction de Joaquim Pueyo, alors directeur de l’établissement pénitentiaire.
Là encore, l’élu ornais l’aurait rejoint dans son lit pour lui toucher les parties intimes.
La parole libérée grâce au livre de Frédéric Pommier
Les deux hommes ont décidé de libérer leur parole dans la foulée de la sortie du livre de Frédéric Pommier.
Dans Derrière les arbres, publié chez Flammarion le 15 avril dernier, le journaliste de France Inter natif d’Alençon y décrit, sans jamais citer de nom ni de ville, un viol commis par un homme dans une maison de campagne en périphérie de sa ville natale alors qu’il n’avait que 7 ans, en 1982.
C’est dans un article du Parisien que le nom de celui qui est devenu maire de Livaie en 1983, une petite commune rurale à 15 km d’Alençon, puis maire d’Alençon en 2008 (jusqu’en marc 2020), et député en 2012, a été mis au jour.
Frédéric Pommier a porté plainte, en juillet 2023, pour viol et agression sexuelle contre celui qui est toujours conseiller départemental de l’Orne. Mais les faits sont prescrits de toute poursuite.
Les deux hommes ont été confrontés en février 2026. Joaquim Pueyo, qui demeure présumé innocent, a nié ces faits. Et a, depuis, porté plainte contre le journaliste pour dénonciation calomnieuse.
Plainte dont Frédéric Pommier n’a, à ce jour, pas été destinataire.
Une main courante de Frédéric Pommier
L’auteur d’Alençon qui sera de retour à Alençon, en octobre, pour le Festival du livre, a, lui, déposé une main courante « pour faire état des intimidations et menaces » reçues de la part des proches de Joaquim Pueyo lors de sa venue en juin.
Contacté ce dimanche matin, dans la foulée des révélations de France Inter, Frédéric Pommier précise que « dans des histoires aussi difficiles, on peut être satisfait que la parole libère la parole ».
Également sollicité ce dimanche matin, Me Jérémy Kalfon, l’avocat de Joaquim Pueyo, n’a, lui, pas encore donné suite à nos questions sur ces nouvelles déclarations contre son client.
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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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