
Deux hommes de 20 ans originaires du Congo ont été condamnés ce vendredi 5 janvier. Ils étaient accusés d’avoir agressé le conseiller départemental Elyassir Manroufou et son frère dans un bar de Mtsapéré le 25 décembre.
Deux hommes de 20 ans originaires du Congo étaient jugés en comparution immédiate ce vendredi 5 janvier, suite à l’agression du conseiller départemental Elyassir Manroufou et son frère dans un bar de Mtsapéré le 25 décembre. L’un a été condamné à une amende de 1.000 euros assortie de sursis pour avoir frappé l’élu, l’autre a été condamné à six mois de prison ferme pour avoir entaillé son frère à la joue avec un couteau.
C’était peu avant minuit, les deux victimes étaient accompagnées d’un collègue quand ils se sont rendus sur la terrasse du bar. Ils ont voulu prendre la chaise d’une table voisine, entraînant une dispute avec quatre hommes, dont les deux prévenus. Le collègue jette le contenu de son verre au visage de l’un d’eux déclenchant une bagarre. Elyassir Manroufou affirme avoir tenté de s’interposer avant de recevoir des coups et d’être mis à terre. Son frère intervient alors et reçoit un coup de couteau à la joue. Ils décident de quitter le bar pour se rendre à l’hôpital.
L’un des prévenus a expliqué avoir simplement poussé le conseiller départemental pour l’empêcher de se mêler à la cohue. L’autre reconnaît avoir participé à la bagarre. Il affirme avoir lui aussi reçu des coups tout en niant avoir recouru à une arme. Les témoins de la scène ont également évoqué des « coups avec un truc en fer », sans pouvoir l’identifier. Pour le procureur, il pourrait s’agir « d’une affaire de parole contre parole« , si ce n’est pas présence des certificats médicaux des victimes. Elyassir Manroufou a reçu six jours d’incapacité totale de travail. Son frère a lui reçu dix jours d’ITT, le médecin légiste confirmant une entaille réalisée à l’aide d’un objet tranchant.
Le magistrat a également insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas de l’agression d’un élu dans le cadre de ses fonctions, ou reconnu en tant que tel, aucun élément dans le dossier ne permettant de l’affirmer. « Il s’agit d’un dossier de violences« , précise-t-il. « Ce qui explique le défèrement, c’est le fait qu’il s’agit de violences aggravées dans un lieu public. »
L’avocat des parties civiles, Maître Soumetui Andjilani, a évoqué dans sa plaidoirie un « dossier bancal » où « on a confondu vitesse et précipitation« , regrettant que l’enquête ne démontre pas clairement l’origine de la blessure au couteau. Maître Kossi Dedry, l’avocat des prévenus, a de son côté fait valoir l’absence de casier judiciaire pour l’auteur du coup de couteau, malgré sa présence sur le territoire depuis 2019. Le parquet avait requis 1.000 euros d’amende et 120h de travaux d’intérêts généraux pour l’auteur des coups, et douze mois de prison ferme pour l’auteur du coup de couteau.
Dans un message sur Facebook, Elyassir Manroufou explique être « ressortis brisés » du tribunal avec son frère. « Déçu de voir que la justice a eu les yeux un peu trop bandés pour ne pas voir la plaie et la cicatrice que mon frère va devoir porter toute sa vie et que seulement deux des quatre personnes qui étaient là ont été condamnées« , dénonce le conseiller départemental. « Énervé de voir que le fait que l’un d’eux ait dit clairement me reconnaître en tant qu’élu n’ait pas été retenu par le juge. »
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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