Le réseau ERRE (élus ruraux relais égalité), porté par l’Association des maires ruraux des Yvelines (AMR78), fait son chemin et tisse sa toile dans le département afin de lutter contre les violences faites aux femmes.
« Dans la ruralité, c’est plutôt le monde du silence. Le taux de féminicide est important et la parole a du mal à se libérer », observaient, en décembre 2022, Sylvain Lambert, président des maires ruraux des Yvelines et maire de Rochefort-en-Yvelines, et Corinne Rostan, référente AMR78 et maire de Mittainville.
De Boinville-en-Mantois à Longvilliers, les communes sont de plus en plus nombreuses à disposer aujourd’hui d’un élu rural relais égalité. Parmi les 95 adhérents, « 28 ont délibéré et adhéré », souligne ainsi Corinne Rostan.
« Certains ont déjà sur leur commune une association ayant pignon sur rue. Notre action a pour but de mettre en réseau et de faire du lien. »
Bien connaître les dispositifs existants
Mais pour faire le lien, il est primordial d’identifier clairement les dispositifs existants, tels que le bureau itinérant de l’Étincelle ou encore la Maison de protection des familles, et la mise à disposition par le Département de chambres d’hôtel pour les situations d’urgence.
Un recensement des moyens à disposition a été mené avec la sous-préfète de l’arrondissement de Rambouillet, Florence Ghilbert, mais aussi avec Marielle Savina, déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité au sein de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS).

Pas assez de logements d’urgence en zone rurale
Cet inventaire a permis de mettre en lumière un besoin. On compte « 280 logements d’urgence sur le territoire, précise Corinne Rostan, mais nous rencontrons une difficulté pour le logement d’urgence en milieu rural ». Trois communes du sud du département pourraient réhabiliter des habitations communales en ce sens.
Les logements d’urgence sont essentiels pour « les victimes qui ont besoin de partir de chez elles le plus rapidement possible ». Des mesures d’éloignement prononcées par la justice peuvent aussi être appliquées. Le réseau ERRE des Yvelines milite pour un accord avec la gendarmerie afin que les identités des personnes qui n’auraient plus le droit de paraître dans une commune soient connues.
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Orienter correctement les victimes
Le réseau n’ambitionne pas de remplacer les structures ou associations déjà existantes, mais plutôt de tendre la main à des victimes pour les orienter correctement. « Nous devenons des facilitateurs dans l’organisation, mais aussi des détecteurs », explique-t-on du côté de ERRE 78. En effet, les maires des communes rurales sont en première ligne sur de nombreux sujets.
« Nous sommes sur le terrain et avons une bonne connaissance de nos administrés. Nous pouvons les aider. »
« Notre rôle, c’est d’accompagner, mais le plus gros du travail est d’informer », ajoute Corinne Rostan.
« Ne fermons pas les yeux. Osons en parler »
Dernièrement, une grande majorité des mairies adhérentes ont affiché sur leurs façades des banderoles orange avec le slogan « Ne fermons pas les yeux. Osons en parler ». Une représentation d’un portrait peint par Pablo Picasso, évoquant la joie et la tristesse, était imprimée dessus, comme un message d’espoir aux victimes.
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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