, ENTRETIEN. « Les élus sont fondamentaux dans notre République » : l’État restera au chevet de l’Aveyron en 2024

ENTRETIEN. « Les élus sont fondamentaux dans notre République » : l’État restera au chevet de l’Aveyron en 2024

, ENTRETIEN. « Les élus sont fondamentaux dans notre République » : l’État restera au chevet de l’Aveyron en 2024

l’essentiel Ancien sapeur-pompier, Christophe Burbaud a officiellement pris ses fonctions de sous-préfet de Villefranche-de-Rouergue le 2 mai 2023. Bilan de son action à l’aube de cette nouvelle année

Depuis mai 2023, le haut fonctionnaire a pris ses quartiers au sein des locaux de la sous-préfecture de Villefranche-de-Rouergue. En ce début de nouvelle année, celui-ci revient sur les principaux dossiers d’un Arrondissement qui va de Baraqueville à Salvagnac-Cajarc en passant par Decazeville ou Capdenac-Gare, et bien évidemment de son action dans le Département.

Quel regard portez-vous sur l’Arrondissement que vous avez appris à découvrir au cours de vos nombreuses visites sur le territoire ? 

Tout d’abord c’est un très bel Arrondissement avec 96 communes et des EPCI qui depuis des années ont cultivé un lien de proximité avec l’État. Il y a une culture du partenariat qui est bien installée. C’est un territoire rural avec une grande filière agroalimentaire et en même temps marquée par un fort dynamisme économique.

Et mon rôle, en tant que sous-préfet, est d’être un trait d’union entre l’État et les communes. Nous sommes au côté des maires pour les soutenir dans leurs missions.

Avec 96 communes dans l’Arrondissement, il y a des problématiques communes, comme la prolifération des sangliers ou la dynamisation des centres-villes et des centres-bourgs, mais aussi des besoins spécifiques. Quel est le bilan de l’action de l’État à leur service ? 

Notre force, c’est d’avoir la légitimité de rassembler tous les acteurs autour de la table, comme ce fut le cas à Almont-les-Junies concernant les dégâts de sangliers. Nous avons aussi un rôle concernant les aides financières. 

Le Fonds vert a particulièrement bien fonctionné dans l’Aveyron en 2023. Nous avons consommé l’ensemble de l’enveloppe disponible, 2 260 000 euros. Les collectivités ont joué le jeu. C’est quelque chose de majeur, avec de nombreux projets de rénovation énergétique de bâtiment, mais aussi de l’éclairage public et de recyclage foncier, avec d’anciennes friches réutilisées pour faire des logements sociaux. Les communes ont aussi pu solliciter le DETR [dotation d’équipement des territoires ruraux] et la DSIL [dotation de soutien à l’investissement local]. Et concrètement, cela permet de participer aux financements d’une maison France services mais aussi des habitats inclusifs de Rignac, Villeneuve ou Monteils. En 2024, nous resterons sur la même lancée, mais le Fonds vert intégrera des travaux dans les écoles. Un recensement est en cours.

D’autres dispositifs permettent aussi de soutenir les communes comme le label « Villages d’avenir« , 21 communes sont concernées sur l’Arrondissement. L’État va recruter à leur profit un chargé de missions pour les accompagner dans le montage technique et financier des projets. À Najac, la Fabrique des Territoires a aussi labellisé « les Lieux Communs« . 

L’année dernière, le projet de Méthaniseur à Sonnac a suscité des craintes avant que son permis de construire ne soit refusé. Où en est-on aujourd’hui ?

Il n’y a pas d’éléments nouveaux concernant ce projet. Il appartient au porteur du projet de le réinterroger. Si le projet de permis n’a pas été retenu, ce n’est pas un choix d’opportunité, mais suite à un contrôle des textes, ici relatifs à l’occupation des sols. Dans un État de droit, nous appliquons le droit. Nous ne sommes pas là pour être pour ou contre un projet. La suite appartient au porteur de projet.

Sur le plan de la sécurité, comment se porte l’Arrondissement ? À la suite de l’altercation entre un restaurateur et le premier adjoint de la mairie de Capdenac-Gare en septembre dernier, la violence contre les élus est-elle un enjeu sur le territoire ? 

Il y a une belle dynamique. Le préfet s’est rendu à Decazeville pour acter la création d’un Comité local de sécurité et de la prévention de la délinquance. À Villefranche, un tel dispositif existait déjà, mais il se perfectionne. Cela donne des résultats intéressants.

Concernant la violence contre les élus, même si le département en est largement préservé, nous ne laissons aucun élu seul avec cette problématique. Nous ne laissons rien passer, les élus sont fondamentaux dans notre République.

A lire aussi : « C’est plus facile de monter les marches de la chambre de commerce que celles du tribunal » : quelles sont les perspectives économiques en Aveyron pour 2024 ?

Au-delà de l’Arrondissement, vous avez aussi la responsabilité du dispositif France 2030 à l’échelle du département, mais aussi plus largement des problématiques liées à la fibre. Quel bilan tirez-vous ?

France 2030 suit les ouvertures et fermetures de sites industriels. Dans l’Aveyron, le solde est positif en  nombre. Nous avons aussi dans le département, trois lauréats : ATS Laser qui a été retenu pour son projet de développement d’une usine 4.0 qui sera mise en place dans le cours de l’année ; et antérieurement Auglans spécialisée dans le génie civil et la S.E.F.E.E. fabricante de cartes et de systèmes électroniques. D’autres sont candidates dans d’autres appels à projets et on attend la réponse. Nous faisons un gros travail partenarial pour aller vers les entreprises et les aiguiller vers les appels à projets.

Concernant votre autre question, je tiens à rappeler que tout élu qui a un problème avec des réseaux qui tombent en panne et avec un délai important pour effectuer les réparations peut solliciter la sous-préfecture pour que nous intercédions auprès de l’opérateur. Les dossiers sont suivis avec une rigueur absolue. Actuellement, aucun dossier n’est en attente. Nous avons aussi dans le département, 109 pylônes muti-opérateurs qui sont progressivement installés dans le cadre du « New Deal mobile » pour lutter contre les zones blanches. Il en reste encore 48 à mettre en place. L’ensemble des pylônes sera installé à l’horizon 2024-2025.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

Source de l’article : Source


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *