
Il était activement recherché depuis mercredi. Malek A., 60 ans, soupçonné d’avoir violemment agressé le maire de Villeneuve-de-Marc (Isère), « a été interpellé ce matin », indique sur X le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, ce vendredi.
L’agresseur du maire de Villeneuve-de-Marc a été interpellé ce matin. Je salue le travail rapide et efficace des gendarmes de l’Isère. Les violences contre nos élus sont intolérables et ne resteront jamais impunies.
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) August 8, 2025
Le suspect, en fuite depuis l’agression, était sous le coup d’un mandat de recherche lancé par le parquet de Vienne dans le cadre d’une enquête pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique ».
L’homme a été interpellé sans heurt à 11h30 à Charantonnay (Isère), à 14 km des lieux de l’agression. Il « n’était pas armé » et « n’a opposé aucune résistance » lors de son interpellation, a précisé dans un communiqué le procureur de Grenoble, Étienne Manteaux.
L’homme, âgé de 59 ans selon le parquet, a été placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Saint-Jean-de-Bournay, selon une autre source proche du dossier.
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En conflit avec le maire agressé
Malek A. était en fuite depuis qu’il avait agressé le maire Gilles Dussault, 63 ans. Il était en conflit avec la municipalité au sujet d’un problème d’urbanisme. « Résidant dans la commune de longue date », il avait notamment saisi la justice demandant un dédommagement de 21 000 euros après l’éboulement d’une partie d’un bâtiment municipal dans la cour de sa maison, mais sa demande avait été rejetée. L’élu, d’abord hospitalisé en urgence absolue, a pu être entendu par les enquêteurs, a indiqué le parquet ce vendredi. Il a confirmé le déroulé des faits.
Gilles Dussault « présente trois plaies dont deux au thorax et une plaie défensive », indiquait jeudi le parquet de Vienne. Les faits se sont déroulés devant le domicile de l’élu. Après l’agression « avec une arme blanche », l’agresseur a quitté les lieux avant de revenir avec son véhicule. « Il a alors tenté de percuter le maire et son fils venu lui porter secours, et fini sa course contre un mur, puis a pris la fuite à pied » après avoir porté des coups de poing au fils du maire qui tentait de l’intercepter, indiquait le parquet.
Le pronostic vital du maire a été un temps engagé, ce qui n’est plus le cas désormais. « Les violences contre nos élus sont intolérables et ne resteront jamais impunies », a affirmé sur X Bruno Retailleau. « Toute la lumière doit maintenant être faite et des sanctions prises », a également déclaré le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation François Rebsamen sur X.
Hausse des agressions des maires en 2023, une baisse en 2024
Les agressions d’élus ont augmenté de 13,5 % en 2023 avant de baisser de 9,3 % en 2024 avec 2 501 faits recensés, soit 48 par semaine, selon le rapport 2023-2025 publié en mai par le Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (Calae). Sur un total de 520 000 élus, les maires représentent 64 % des victimes, devant les adjoints et conseillers (18 %) et les parlementaires (13 %), tandis que 82 % des atteintes sont commises à l’encontre d’un membre d’un exécutif local (maires et adjoints).
Ces « nombreuses agressions d’élus au quotidien » et le « degré de violence de cet acte » doivent « conduire les pouvoirs publics et les citoyens à réagir immédiatement », avait déclaré l’Association des maires de France (AMF) ce jeudi.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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