Maire agressé en Isère : « Deux plaies au thorax » de l’élu, suspect « d’une soixantaine d’années », litige depuis 2023… L’agresseur est un « résident de longue date …

, Maire agressé en Isère : « Deux plaies au thorax » de l’élu, suspect « d’une soixantaine d’années », litige depuis 2023… L’agresseur est un « résident de longue date …

Un homme a été interpellé ce vendredi dans le cadre de l’enquête sur l’agression violente du maire de Villeneuve-de-Marc, mercredi dernier. Détails.

L’homme soupçonné d’avoir violemment agressé le maire de Villeneuve-de-Marc (Isère), a été interpellé dans la matinée de ce vendredi 8 août.

De sources concordantes, il a été interpellé dans la commune de Charantonnay (Isère), un village situé à une dizaine de kilomètres de Villeneuve-de-Marc, sans difficulté. Il a été placé en garde à vue.

Selon le parquet de Vienne cité par ici Isère, cet homme est un « résident de longue date » de la commune. « Une dizaine d’années peut-être. »

Le suspect est âgé « d’une soixantaine d’années » d’après les voisins, une tranche d’âge confirmée par le procureur de la République de Vienne.

D’après nos confrères, l’intéressé habite « à quelques dizaines de mètres du maire dans cette petite commune de 1 200 habitants ».

Mercredi 6 août vers 17 heures, l’élu de 63 ans qui se promenait à pied avec son fils dans une ruelle juste en dessous de son domicile, était violemment attaqué par un homme muni d’un « objet indéterminé ».

Quelques minutes après cette attaque, l’agresseur revenait sur les lieux à bord d’un véhicule, tentant de foncer délibérément sur la victime. Il percutait un mur et prenait la fuite à pied.

L’édile, Gilles Dussault, présentait deux plaies au thorax. Il était évacué en urgence absolue à l’hôpital. Son fils, âgé de 28 ans, était plus légèrement blessé.

L’état de santé du maire s’améliore depuis et ses blessures ont donné lieu à une incapacité totale de travail de quinze jours selon le parquet.

Depuis décembre 2023

Invité de « Bonjour ! La Matinale », jeudi sur TF1-LCI, le ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, Yannick Neuder, évoquait « un problème d’urbanisme » entre le maire et son agresseur.

« Gilles Dussault a été agressé alors qu’il souhaitait voir cette personne qui avait contrevenu en bâtissant un mur qui n’était pas autorisé », affirmait le ministre.

Un différend dont font également état plusieurs habitants ainsi que le premier adjoint de la commune, Philippe Poizat, cités par ici.

D’après le Dauphiné Libéré, le présumé agresseur était en conflit avec l’élu depuis décembre 2023, « un mur et une partie de toiture d’une maison communale, (selon le suspect), s’étant effondrée chez lui, occasionnant des dégâts importants ».

Dans un communiqué publié jeudi, le parquet confirmait qu’un « litige opposait depuis plusieurs mois l’agresseur à la municipalité pour des questions d’urbanisme et de travaux réalisés par celui-ci sans autorisation. »

Une enquête est ouverte pour tentative de meurtre.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

Source: Source