Cible d’insultes, ce maire de Loire-Atlantique demande la prise en charge des frais d’avocat, l’opposition refuse

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L’après scrutin municipal de mars 2026 avait été particulièrement agité à La Turballe (Loire-Atlantique).

La polémique sur les indemnités du maire avait enflé et même dérapé, échappant à l’opposition qui avait dénoncé une augmentation de 50 % de la rémunération.

Insultes et menaces

Le maire Didier Cadro avait alors été la cible d’insultes et de menaces sur les réseaux sociaux et même devant son domicile.

Le 21 avril 2026, l’élu a porté plainte contre X auprès de la procureure de la République de Saint-Nazaire.

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Une protection fonctionnelle

Ce sont ces frais d’avocat, inhérent à la plainte et aux potentielles suites judiciaires, qui lors du conseil municipal du 26 mai 2026 ont fait l’objet d’une délibération mise au vote.

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Précisément, il s’agit de la demande de protection fonctionnelle du maire, une mesure prévue par le Code général des collectivités territoriales :

« la commune a l’obligation de proposer sa protection à tout élu qui est victime de menaces, de violences, d’outrages, de voies de fait, d’injures ou de diffamation en raison de ses fonctions », a expliqué le premier adjoint Charly Chotard.

« Harcèlement, outrages… »

Le premier adjoint a rappelé ce qui a motivé cette demande :

Le maire a été victime de plusieurs infractions pénales qui sont directement liées à l’exercice de son mandat « 

Il a évoqué « des faits de harcèlement en ligne, la divulgation publique de ses informations personnelles, notamment son adresse, et des outrages envers une personne dépositaire de l’autorité publique ».

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« Pas de coût direct pour la commune »

Charly Chotard a précisé que l’activation de cette protection n’entraînera pas de coût direct pour la collectivité, la commune étant assurée pour ce type de situation.

Il a également insisté sur le caractère non partisan de la délibération :

« Nous ferions exactement la même chose si un membre de l’opposition élu était concerné ».

Charly Chotard premier adjoint

L’opposition pas d’accord

Au nom de la minorité, Blandine Cossard a exprimé son opposition à la délibération.

Les éléments présentés ce soir nous paraissent largement disproportionnés au regard des faits réellement constatés et surtout largement alimentés par la médiatisation entretenue par le principal intéressé.

Les élus de l’opposition ont également demandé des précisions sur la durée de la protection fonctionnelle, son périmètre exact, ainsi que sur les éventuels frais engagés.

La minorité a par ailleurs réclamé la communication d’un bilan détaillé des dépenses juridiques de la commune depuis 2020.

Pas sur le fond

En réponse, Charly Chotard a défendu la nécessité de statuer sans délai. Selon lui, il ne s’agit pas pour le conseil municipal de se prononcer sur le fond de l’affaire mais bien de permettre à un élu ayant déposé plainte de bénéficier des moyens nécessaires à sa défense.

Il a par ailleurs indiqué que « tous les documents budgétaires et comptables concernant les dépenses juridiques engagées par la collectivité, sont disponibles sur le site de la mairie ».

À l’issue du débat, quatre élus de la minorité ont voté contre la délibération tandis qu’un autre s’est abstenu.

La protection fonctionnelle a finalement été accordée au maire à la majorité des voix.

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