Violence envers les femmes : une loi très attendue

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Les quatre premiers mois de 2026 ont été sanglants pour les femmes du Québec. Neuf féminicides ont été répertoriés, presque autant que pendant toute l’année 2025, où 12 de nos sœurs ont été assassinées, selon la compilation tenue par l’Observatoire canadien du fémicide [sic] pour la justice et la responsabilisation. 

Celles qui ont été tuées jusqu’ici, en 2026, avaient pour la plupart entre 25 et 67 ans, et la plus jeune, 18. Dix-huit ans ! C’est la génération de ma fille. La situation est encore plus critique dans le reste du Canada : 135 femmes ont été assassinées en 2025. 

Les trois quarts de ces femmes ont été tuées chez elles ou au domicile de leur meurtrier — un conjoint, un ex, un père, un frère, un ami, un voisin. Ce qui laisse à penser que la rue est plus sûre pour les femmes que le foyer, qui est censé être le dernier rempart contre la barbarie depuis la sédentarisation. « Protégera nos foyers et nos droits »… À quoi bon le chanter si des femmes y meurent sans que leur droit fondamental à la vie y soit reconnu ? Pourquoi appartient-il aux victimes de s’évincer de chez elles ? Le sens commun commande que ce soit l’inverse.

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale a réagi, après le neuvième féminicide, en pressant le gouvernement d’accorder plus d’argent pour la création de nouvelles places d’hébergement. S’y opposer équivaudrait à tirer sur l’ambulance. Sept des neuf victimes de cette année vivaient dans des régions où l’offre d’hébergement d’urgence ne répond pas à la demande. 

Mais plus de places d’hébergement, c’est curatif. Ça prévient des morts, pas la violence. Une mobilisation collective est requise, comme celle de nos élus.

Justement, le gouvernement de Christine Fréchette a promis de déposer un projet de loi attendu, surnommé « Gabie Renaud » en l’honneur d’une des 12 victimes de 2025. Cette loi permettrait aux femmes de connaître les antécédents de violence d’un conjoint à propos duquel elles auraient des doutes. Il n’y aurait pas de parties de pêche, la procédure serait sévèrement encadrée et éviterait toute dérive orwellienne. 

En parallèle, divers plans stratégiques ont été élaborés ces dernières années. Ils ont permis des progrès concrets, comme des policiers plus compétents et mieux outillés. Le tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale fait aussi œuvre utile.

Mais le champ d’action du Québec est limité. Le meurtre est un crime et relève d’Ottawa. 

La Chambre des communes doit faire avancer sans pourparlers inutiles le projet de loi C-16 du ministre de la Justice, Sean Fraser. Il s’agit d’une pièce législative majeure, par laquelle sera criminalisé le contrôle coercitif, ces comportements en relation qui poussent au contrôle financier et social des victimes. C’est ainsi que l’escalade de la violence s’amorce. Elle introduira aussi le concept de féminicide : ce dernier sera désormais jugé comme un meurtre au premier degré même si le crime n’était ni prémédité ni intentionnel, dès lors qu’il pourra être prouvé que la victime subissait des violences répétées ou un contrôle coercitif. 

Les crimes violents en tous genres ont considérablement diminué ces dernières décennies, après que plusieurs études eurent mené à l’adoption de politiques environnementales contre l’exposition au plomb, abondant dans l’essence et les peintures d’antan : elles ont démontré une relation de cause à effet entre son absorption et les comportements violents et impulsifs.

Dans le cas de la violence contre les femmes, il y a quelque chose de plus culturel. Le changement n’arrivera pas en une nuit, entre autres avec ces courants de pensée antédiluviens qui noient le quotidien de certains garçons et certains hommes. Les modifications du Code criminel ont cependant déjà prouvé leur capacité à infléchir des normes sociales répréhensibles, notamment l’alcool au volant.

Viser le jour où une femme se sentira autant en sécurité que la moyenne des hommes, dans toutes les sphères d’une vie normale, doit être un objectif commun. Il faut juste tenir bon d’ici là.   

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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