
C’est un énième épisode de violence visant un élu. Un incendie s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche au domicile du maire de Mandeure, une commune de 5 000 habitants proche de Montbéliard (Doubs), a fait savoir ce lundi 15 juillet le procureur de la République, précisant que la piste d’un acte volontaire est envisagée. Le sinistre s’est déclaré vers 2h45 au niveau d’un véhicule stationné sur la propriété. Les flammes se sont propagées à deux autres voitures et à un atelier, a précisé à l’AFP le procureur de Montbéliard, Paul-Edouard Lallois, confirmant une information de l’Est républicain. Les trois voitures et l’atelier ont été détruits par les flammes précise le journal local.
Témoignages
L’un des véhicules appartenait à la ville de Mandeure, les deux autres au maire. Une voisine de l’élu a vu les flammes depuis chez elle et l’a alerté. Les secours sont rapidement intervenus pour éteindre le feu. La maison du maire, Jean-Pierre Hocquet, qui se trouvait seul à son domicile, n’a pas été endommagée. «Les premières constatations nous laissent clairement penser à un acte volontaire», a déclaré le procureur, qui a ouvert une enquête pour «destruction volontaire du bien d’autrui par incendie», confiée à la gendarmerie. «Le maire n’a pas d’idée précise de qui pourrait vouloir le cibler», a-t-il ajouté. «Ce qui est sûr, c’est que ça n’a pas pris tout seul», a réagi le maire, interrogé par l’Est républicain.
Les techniciens en identification criminelle (TIC) de la gendarmerie ont effectué de nombreux relevés sur place pour déterminer les circonstances de l’incendie et identifier un éventuel suspect. Le ou les auteurs de cet acte encourent jusqu’à dix ans de prison.
Les violences contre les élus sont un sujet sensible, qui a pris de l’ampleur ces derniers mois. D’après le ministère des Collectivités territoriales, les atteintes verbales ou physiques à l’encontre des élus locaux ont augmenté d’un tiers entre 2021 et 2022. Selon le ministère de l’Intérieur, les agressions envers les élus ont augmenté de 15 % en 2023, après une hausse de 32 % l’an dernier (2 265 plaintes et signalements).
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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