Mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineures, le maire de Berriac, Michel Soulès, a demandé sa remise en liberté ce mardi 5 mai devant la cour d’appel de Montpellier, ainsi que le rapportent nos confrères de Midi Libre. Incarcéré depuis le 24 avril dernier, l’élu conteste fermement les faits qui lui sont reprochés et dénonce le « cauchemar », qu’il vit.
À l’audience, le maire de cette commune située à quelques kilomètres de Carcassonne a crié son innocence avec vigueur : « Je veux être lavé de tout ça vis-à-vis de tout le monde », a-t-il déclaré, rappelant son ancrage local et son parcours d’élu, alors qu’il a été réélu pour un troisième mandat avec plus de 80 % des suffrages.
L’affaire trouve son origine dans les accusations de deux jeunes femmes issues de son entourage familial. L’une d’elles affirme que Michel Soulès lui aurait imposé des attouchements le 20 avril dernier, alors qu’elle dormait. Elle évoque des faits similaires remontant à son enfance.
Une seconde plaignante décrit quant à elle des viols à « deux ou trois reprises » alors qu’elle était adolescente, entre ses 13 et 15 ans.
Lors de l’audience devant la chambre de l’instruction de Montpellier, ces témoignages ont été rappelés, constituant selon l’avocat général des « indices graves et concordants », justifiant le maintien en détention provisoire. Cette mesure vise notamment à prévenir tout risque de pression sur les victimes ou les témoins.
La défense, assurée par Me Victor Font, conteste cette analyse.
L’avocat évoque un contexte de conflit familial et dénonce « une instrumentalisation de la justice ». Il a également insisté sur le profil de son client, « figure locale respectée », engagé de longue date dans la vie municipale de Berriac.
Âgé de 64 ans, Michel Soulès est également fonctionnaire territorial à l’Agglo de Carcassonne. Issu de la communauté gitane, il est le seul maire de France à en être membre.
La décision de la cour d’appel de Montpellier est attendue ce jeudi 7 mai.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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