Deux semaines après avoir interpellé Emmanuel Macron dans une tribune, un collectif contre les violences à l’école s’adresse ce lundi à la maire de la capitale Anne Hidalgo.
Un collectif citoyen de parents d’élèves, baptisé #MeTooÉcole, a écrit lundi 22 décembre à la maire de Paris, Anne Hidalgo, après dans des écoles maternelles parisiennes, révèle . Au moins 19 animateurs ont été suspendus depuis le début de l’année dans la capitale.
« Pour la rentrée 2026, s’il te plaît, je voudrais : plus d’adultes autour de nous, des règles très claires, et que les méchants ne restent pas avec les enfants« , peut-on lire dans cette lettre écrite du point de vue d’un enfant.« Je voudrais qu’il y ait plus de grands qui aident, qui regardent vraiment, qui voient quand ça ne va pas. Je voudrais que l’école soit un endroit où on peut respirer, pas une école où on a peur« , écrivent, dans ce courrier, les membres du collectif, fondé le 20 novembre dernier. « À l’école, on est entourés de plein d’adultes gentils, mais il y en a aussi qui font très peur« , poursuit la lettre. « Je voudrais aller à l’école en pensant : ‘Aujourd’hui, je vais dessiner’ et ‘Aujourd’hui, je vais voir mes copains’. Pas en pensant : ‘Et si j’ai peur ?’« , conclut la lettre.
Une douzaine de membres composent le noyau dur du collectif, créé le 20 novembre et qui lutte contre les violences commises dans le cadre du périscolaire. Certains sont parents d’enfants victimes de violences, ils se donnent aussi pour rôle d’accompagner au mieux les élèves concernés. Ces dernières semaines, #MeTooÉcole a enchaîné les rendez-vous avec la municipalité, des députés, des partis politiques afin de porter la parole de ces parents dont les messages affluent désormais de toute la France. Selon Barka, une membre du collectif, « une dizaine » de messages leur parviennent chaque jour.« On nous signale des faits à caractère sexuel dans plusieurs écoles, et même, depuis peu, dans des crèches« , affirme-t-elle. « Ce n’est plus un fait divers, comme certains politiques peuvent le dire, c’est un fait de société« , juge-t-elle au micro de France Inter. La mairie de Paris a annoncé au début du mois un plan d’actions qui comprend, entre autres, la création d’un poste de Défenseur des enfants. Cela est insuffisant, selon ces parents qui réclament avant tout des protocoles de signalement clair avec des délais de traitement contraignants et la création d’un observatoire indépendant des violences à l’école.
« Pour la rentrée 2026, s’il te plaît, je voudrais : plus d’adultes autour de nous, des règles très claires, et que les méchants ne restent pas avec les enfants« , peut-on lire dans cette lettre écrite du point de vue d’un enfant.« Je voudrais qu’il y ait plus de grands qui aident, qui regardent vraiment, qui voient quand ça ne va pas. Je voudrais que l’école soit un endroit où on peut respirer, pas une école où on a peur« , écrivent, dans ce courrier, les membres du collectif, fondé le 20 novembre dernier. « À l’école, on est entourés de plein d’adultes gentils, mais il y en a aussi qui font très peur« , poursuit la lettre. « Je voudrais aller à l’école en pensant : ‘Aujourd’hui, je vais dessiner’ et ‘Aujourd’hui, je vais voir mes copains’. Pas en pensant : ‘Et si j’ai peur ?’« , conclut la lettre.


