« Aucune agression ne peut être tolérée » : l’Association des maires de la Drôme salue une nouvelle condamnation

, « Aucune agression ne peut être tolérée » : l’Association des maires de la Drôme salue une nouvelle condamnation

Un homme a été condamné à six mois de prison ferme, ce lundi 12 janvier, par le tribunal de Valence. Il était poursuivi pour avoir menacé la maire de Chanos-Curson dans la Drôme en novembre dernier. L’Association des maires du département, partie civile au procès, salue cette condamnation.

C’est un procès auquel  aurait préféré ne pas assister. Un homme de 35 ans a été jugé ce lundi 12 janvier au tribunal de Valence pour avoir menacé la maire de Chanos-Curson, entre Romans-sur-Isère et Tain-l’Hermitage. Le Drômois a été condamné à six mois de prison ferme, avec maintien en détention, interdiction de paraître sur la commune pendant trois ans et obligation de verser près de 2.500 € en dommages-intérêts.

« Nous saluons cette décision », réagit ce mardi l’Association des maires de la Drôme, qui  se porte systématiquement partie civile aux côtés des élus agressés depuis 2021. « Cela confirme qu’aucun fait d’agression envers un élu de la République, même en paroles, ne peut être toléré », écrit son président, Nicolas Daragon, dans un communiqué.Le prévenu avait menacé Isabelle Freiche, élue depuis 2020, sur fond de litige en matière d’urbanisme. Le 10 novembre dernier, l’élue informe la résidente d’un bungalow installé sur un terrain agricole de la non-conformité de son habitation. La femme la redirige vers son compagnon. Au téléphone, depuis sa cellule de prison, il avertit alors la maire qu’il va envoyer des gens chez elle le soir même. L’élue porte plainte le lendemain. « Pendant plusieurs semaines, elle a dû être accompagnée par des personnes de son équipe municipale pour rentrer chez elle », souligne Christine Priotto, la directrice de l’AMF 26.

Elle, a assisté à l’audience, ce lundi. « Au début, il a essayé de trouver des excuses. Mais à la fin, il s’est excusé, il a regretté son geste », relate-t-elle. « C’est plutôt satisfaisant quand en face, on a quelqu’un qui regrette et qui accepte la condamnation. Je pense que pour Madame le Maire aussi, pour se reconstruire et pour sa sérénité. » Le prévenu ne fera pas appel de la décision.« Ce qu’on trouve aberrant, c’est que malheureusement, on est de plus en plus amené à intervenir sur des affaires comme ça », déplore Christine Priotto. En 2025, l’Association des maires de la Drôme s’est portée partie civile dans dix affaires, dont, la plus marquante, . « Nous nous portons partie civile par principe, pour montrer que l’élu n’est pas seul. Aujourd’hui, on ne laisse plus rien passer. »