
Ils s’apprêtent à terminer leur premier mandat. Delphine Firtion, de Longeville-lès-Metz, Franck Roviero, de Moyeuvre-Grande et Philippe Gleser, de Lorry-lès-Metz étaient les invités du dernier numéro de Sans Filtre, l’émission politique du groupe La Semaine, pour transmettre leur retour d’expérience dans le fauteuil de maire.
C’était pour eux l’occasion d’aborder un phénomène de plus en plus prégnant : la violence à l’encontre des élus locaux. Un cas qui n’est pas isolé en Moselle. À Fameck, en novembre 2025, la mairie a fermé ses portes un temps face à de nouvelles menaces reçues contre le maire de la commune, Michel Liebgott. Et ce n’est pas une première pour lui…
À Marly, l’édile Thierry Hory a révélé avoir également été victime de menaces.
« Je n’ai jamais été confronté à de la violence physique, a témoigné de son côté le maire de Moyeuvre-Grande, Franck Roviero, lors de Sans Filtre. Peut-être une fois, une agression verbale, mais cela s’est plutôt bien passé ensuite. Cette violence, je la retrouve surtout sur les réseaux sociaux ».
Delphine Firtion, de Longeville-lès-Metz, confirme : « Cela se passe souvent derrière un écran. J’arpente la commune en long en large et en travers, et je n’ai pas vraiment de soucis quand je rencontre les Longevillois. Je ne me suis jamais sentie vraiment menacée, ni agressée verbalement ». Pour le maire de Moyeuvre-Grande, il y a parfois « une forme d’exigence qu’ont les concitoyens et qui se transforment en violence verbale. Je comprends l’exigence, elle est légitime, on est là pour ça, mais je ne comprends pas les dérapages verbaux ».
À Lorry-lès-Metz, le maire Philippe Gleser ajoute : « On a l’avantage de connaître tout le monde ou presque, peu de surprise et peu de violence directe. Mais cela peut arriver, elle peut s’importer des communes voisines, Metz, Woippy… Il faut prendre de la distance pour calmer les choses et la plupart du temps cela se passe bien ».
Selon le Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (CALAE), les maires sont les plus touchés par les violences faites aux élus (62 % en 2023, 64 % en 2024).
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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