
« Un acte d’une gravité inacceptable. » La mairie de Laroque-d’Olmes, dans le département de l’Ariège, a partagé, dimanche 5 octobre 2025, la photo de l’élu victime d’une violente agression dans la journée de vendredi. Le véhicule était arrêté à un feu rouge quand deux individus s’en sont pris violemment à lui.
Selon le parquet de Foix, il aurait reçu « plusieurs coups, et aurait été extirpé de sa voiture de force, tout en continuant à recevoir des coups ». Les agresseurs sont parvenus à prendre la fuite avec l’automobile de la victime.
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Une enquête est en cours. Les gendarmes s’emploient actuellement à rechercher activement les auteurs des faits et se livrent à toutes les investigations nécessaires pour procéder rapidement à leur interpellation.
« Aucun contexte, aucune justification ne peut excuser un geste aussi lâche et brutal. Ce n’est pas ainsi qu’on s’exprime. Ce n’est pas ainsi qu’on construit. Ce n’est pas ainsi qu’on vit ensemble. Courage Samuel… Bon rétablissement… »
Témoin de la scène, un policier ariégeois – qui n’était pas en service au moment des faits – a pu mettre en fuite les agresseurs. L’élu, quant à lui, a été transporté rapidement au service des urgences.
« Il a pris une sacrée raclée »
« Il a pris une sacrée raclée », raconte Patrick Laffont, maire de Laroque-d’Olmes, contacté par Actu.fr. « Heureusement qu’il est costaud. Moi, je serais resté sur le carreau. » Patrick Laffont rappelle que d’autres élus ont déjà été agressés physiquement dans sa commune par le passé.
« Il n’existe pour le moment, en l’état de la procédure, aucun élément objectif sérieux et indiscutable qui démontrerait que la victime a été agressée à raison de sa qualité de conseiller municipal », précise de son côté le parquet.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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