Jet de chaises, clients frappés et « gazés » : 9 militants d’extrême droite poursuivis en justice après une violente agression dans un bar d’Albi

, Jet de chaises, clients frappés et « gazés » : 9 militants d’extrême droite poursuivis en justice après une violente agression dans un bar d’Albi

l’essentiel Dix militants d’extrême droite seront jugés en décembre prochain à Albi pour des faits de violence aggravée. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à une « vendetta » dans un bar du centre-ville fin avril dernier, où plusieurs clients avaient été frappés ou « gazés ».

Après quatre mois d’enquête, une série d’interpellations a été menée mercredi 3 septembre à l’aube par les policiers du commissariat d’Albi. Six militants d’extrême droite liés au groupuscule non déclaré Patria Albiges ont été interpellés à leur domicile et placés en garde à vue.

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Ils sont soupçonnés d’avoir participé à la violente agression commise fin avril dernier sur la terrasse du Cosy, un bar du centre-ville d’Albi. Une vingtaine d’individus masqués, armés de matraques télescopiques et de gaz lacrymogène, y avaient fait irruption en fin de soirée, à la recherche d’un militant antifasciste bien connu à Albi. « Ils savaient où j’étais assis, ils sont venus directement vers moi », témoignait ce dernier à La Dépêche du Midi, expliquant que les agresseurs ont débarqué en le menaçant de mort.

?Attaque de clients en terrasse de bar #albi par des membres du groupuscule d’extrême-droite Patria Albigès dont certains ont déjà été condamnés pour violences, quand d’autres menacent de mort nos jeunes!
Ces violences doivent cesser! @prefet81 @bruno_retailleau On laisse faire? pic.twitter.com/HrRKQMPfhA

— Karen Erodi (@KarenErodi) April 26, 2025

Le jeune homme, qui buvait un verre avec des proches, s’était réfugié dans la cave de l’établissement pour se mettre à l’abri. Les individus ont alors pris à partie les clients du bar installés en terrasse ainsi que le patron. Une femme, étrangère à ce différend, a reçu un coup de poing dans le visage en tentant d’arracher le masque d’un des agresseurs et tout s’est vite emballé, avec de nombreux échanges de coups. Les individus masqués ont balancé des chaises et ont « gazé » des clients avant de s’enfuir. Une déferlante de violence qui a choqué toutes les personnes présentes. « On a ramassé des matraques télescopiques, des cagoules… Je n’avais jamais vu ça », a témoigné le gérant du Cosy.

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Poursuivis pour violences aggravées

À l’issue de leur garde à vue, quatre des militants ont été déférés au parquet d’Albi ce jeudi 4 septembre dans l’après-midi et placés sous contrôle judiciaire. Quatre autres suspects ont par ailleurs été entendus en audition libre. Au total, ils seront 10 à être jugés le 18 décembre prochain pour violences avec arme et en réunion et participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires. Certains d’entre eux sont également poursuivis pour avoir refusé de communiquer le code de déverrouillage de leurs téléphones portables.

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Si les suspects ont été peu diserts lors de leurs auditions, invoquant leur droit au silence, cette agression au Cosy s’apparente à une « vendetta » : quelques heures plus tôt, c’est un des leaders de Patria Albiges, Clément Cabrolier, 27 ans, fils de l’élu d’opposition RN et ancien député du Tarn Frédéric Cabrolier, qui avait été agressé devant un autre bar albigeois par des militants antifascistes. Là aussi, l’enquête a abouti en début d’été à l’interpellation de trois suspects qui seront jugés en octobre prochain.

Ces affrontements entre militants d’extrême gauche et d’extrême droite s’étaient multipliés au printemps dernier dans l’Albigeois. Deux militants antifascistes albigeois, accusés d’avoir agressé en mars dernier un membre de la jeunesse du Rassemblement national et du syndicat étudiant La Cocarde, ont été interpellés courant mai et seront jugés en septembre prochain. Trois étudiants, deux antifas et un d’extrême droite, ont par ailleurs été condamnés fin mai à des peines de 4 à 5 mois de prison avec sursis pour leur participation à une rixe survenue fin mars, le jour d’élections étudiantes à l’INU Champollion.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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