Agression du maire de Villeneuve-de-Marc : Gilles Dussault n’a « aucun doute sur l’intention de tuer » de son administré

  • Le 6 août, le maire de Villeneuve-de-Marc a été frappé par un habitant de sa commune.
  • Interpellé le 8 août, le suspect âgé de 60 ans a évoqué un litige et un « pétage de plomb ».
  • Ce vendredi, Gilles Dussault, déclare n’avoir « aucun doute sur l’intention de tuer » de cet homme.

Une énième agression d’élu et qui, par son extrême violence, n’était pas passée inaperçue. Le mercredi 6 août 2025, Gilles Dussault, maire de Villeneuve-de-Marc (Isère), a été violenté par un administré sur sa commune alors qu’il arrachait du lierre de son mur. Après lui avoir porté plusieurs coups à l’arme blanche, lui transperçant un poumon et un bras, son assaillant était revenu quelques instants après en voiture et avait tenté de le renverser, lui et son fils venu à son secours.

Interpellé deux jours plus tard après avoir pris la fuite dans les bois en « tenue commando », cet homme âgé de 60 ans et habitant de Villeneuve-de-Marc a déclaré face aux enquêteurs avoir « pété un plomb » à cause d’un conflit lié à l’effondrement du toit d’un bâtiment municipal sur son abri de jardin en 2022. Le mis en cause a été mis en examen à l’issue de sa garde à vue pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique » mais a nié avoir voulu le tuer. 

L’édile, lui, est convaincu du contraire. Ce jeudi 4 septembre, près d’un mois après les faits, Gilles Dussault a pris la parole pour la première fois après ce drame pour évoquer « cette terrible double tentative de meurtre commise par un administré de la commune ». « Je sais que l’individu qui m’a agressé a déclaré ne pas avoir eu l’intention de tuer et qu’il tente de justifier son geste par un litige l’opposant à la commune. Me porter un coup à la poitrine côté gauche à l’endroit du cœur, occasionnant de très graves blessures puis revenir avec son véhicule en nous fonçant dessus lorsque mon fils me portait secours ne fait aucun doute sur l’intention de tuer », a déclaré l’élu très ému face à la presse. 

« Séquelles psychologiques encore bien présentes »

Pour Gilles Dussault, « rien ne peut justifier de tenter de tuer le maire de sa commune et son fils, quelles que soient les difficultés que l’on pourrait rencontrer au niveau administratif avec sa mairie ».

Il a ajouté qu’il avait profité de la période estivale, « après une longue hospitalisation », pour tenter de se remettre, avec son fils, de cet événement. « Si notre état physique est bon, les séquelles psychologiques sont encore bien présentes » a-t-il fait savoir ajoutant qu’un « protocole psychologique » avait été mis en place sur plusieurs mois.

 Gilles Dussault a repris ses fonctions en mairie dès le lundi 25 août. « L’ambiance n’est plus tout à fait comme avant, même si on est rassuré de savoir que l’agresseur est en détention provisoire », a-t-il reconnu. 

Après quatre mandats d’élu dont deux comme maire, ce dernier avait prévu de « passer le relais » à l’occasion des prochaines municipales de mars 2026. « Il est évident que les terribles faits dont j’ai été victime avec mon fils n’ont fait que confirmer mon désir de transition », a-t-il dit. 

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De très nombreux messages de soutien

Gilles Dussault a tenu par ailleurs à remercier « les élus de la France entière » pour leur soutien indéfectible après qu’il a reçu « 200 à 250 messages depuis son agression ». 

Il a également salué le travail des intervenants : les sapeurs-pompiers de l’Isère, le Samu, le personnel hospitalier et les enquêteurs de la gendarmerie nationale qui ont appréhendé son agresseur, ainsi que les services de justice.

Aurélie SARROT

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

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Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

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