Conseil municipal d’Agde : les élus de la majorité ont voté comme un seul homme le retrait des délégations de Louis Bentajou

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Avec 27 voix sur 34, pas un bulletin n’a manqué dans la majorité pour mettre un terme aux délégations de Louis Bentajou, qui s’est engagé aux côtés de son fils Jean-Marc, probable candidat aux prochaines élections municipales.

En politique, on appelle cela une dissolution du lien de confiance. Celle précisément qui aurait dû prévaloir entre le maire d’Agde Sébastien Frey et son adjoint au cœur de ville et à la vie quotidienne Louis Bentajou, jusqu’à la fin du présent mandat.

On sait qu’il n’en a pas été ainsi. Notamment depuis que “Loulou” a reconnu qu’il n’était pas étranger à la candidature probable de son fils Jean-Marc aux prochaines élections municipales, véritable casus belli pour une majorité qui entend ainsi ne pas se lézarder de l’intérieur.

Un vote à bulletin secret souhaité par Bentajou

Sébastien Frey avait au préalable pris un arrêté pour retirer ses délégations à Louis Bentajou. Décision qu’il convenait de mettre au vote en conseil municipal et que l’intéressé conteste, invoquant « une décision arbitraire, qui n’a rien à voir avec le lien de confiance entre moi et la municipalité, pas plus qu’elle n’interfère dans la bonne marche de l’administration », estime-t-il, l’obligeant selon lui « à saisir la juridiction compétente, c’est-à-dire le tribunal administratif, pour contester la légalité de cet arrêté. »

Comme il en avait la possibilité, Louis Bentajou a souhaité que le vote des conseillers municipaux s’exprime à bulletin secret. Et dans sa prise de parole précédant le vote justement, l’ancien adjoint n’a pas été tendre : « cette prise de position nous dévoile enfin la vraie personnalité de M. Frey qui, soit dit en passant, n’habite même pas à Agde et dont les ambitions politiques laissent peu de place à l’intérêt qu’il porte aux Agathois », lançait-il à la tribune. « Je ressens cette sanction comme une insulte à mon honneur, insulte qui retombe sur tous les Agathois qui m’ont fait confiance. Cette fin de mandat m’aura au moins appris que l’amitié est incompatible avec la politique. Et si je demande au conseil municipal de se prononcer par le biais d’un scrutin secret, je rappelle aussi de ne pas sanctionner le maire actuel, les Agathois s’en chargeront aux prochaines élections, mais de me sanctionner si vous jugez que mon implication pour ma ville aura été négative. »

« Une clarification » pour Sébastien Frey

Visiblement, le matamore Louis Bentajou souhaitait sonder sa popularité au sein de l’exécutif par le biais de ce vote à bulletin secret. Sans remettre en cause ni la réelle sympathie qu’il peut susciter, ni son engagement au service de sa ville, il a été servi : à l’heure du dépouillement, sur les 34 suffrages exprimés, seuls sept bulletins – les cinq du groupe de Thierry Nadal, celui de Fabienne Varesano et celui… de Louis Bentajou – le soutenaient, ce qui équivaut à dire qu’il a aussi été excommunié par l’ensemble des colistiers de la majorité, soit 27 voix sur 27. « Je précise qu’il ne s’agit pas d’un jugement de l’action (de Louis Bentajou), mais d’une clarification qu’il convenait d’opérer », résumait froidement Sébastien Frey, conscient aussi de l’importance du message d’unité et de fermeté envoyé par l’équipe municipale.

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