
Après deux nuits marquées par des incendies de voitures, de bus et par le caillassage de policiers à Rillieux-la-Pape, les élus du secteur évoquent les différentes réponses à donner à ces incivilités.
Au lendemain de deux nuits de violence à Rillieux-la-Pape, au nord de Lyon, les réactions ne se sont pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, les élus ont réagi à tour de rôle. Ils évoquent la suite qu’ils souhaitent donner à ces incivilités.
Bruno Bernard, pour une « réponse ferme »
Sur X (anciennement Twitter), le président du Grand Lyon et du Sytral Bruno Bernard a dénoncé des « actes inacceptables ». Il appelle à « une réponse ferme » et espère que les auteurs cagoulés de cet incendie seront « rapidement traduits en justice » et « avec une rigueur exemplaire« . Le président de la métropole insiste et affirme : « ces actes de violence ne resteront pas impunis ».
🔴 Point d’information sur l’incendie de deux bus de la ligne C5 et l’agression de nos conducteurs à Rillieux-la-Pape.
Hier soir, vers 20h45, dans le secteur de Velette à Rillieux-la-Pape, deux de nos bus de la ligne C5 ont été pris pour cible par un groupe de délinquants… pic.twitter.com/a6WJVIaYOQ
— Bruno Bernard (@brunobernard_fr) November 2, 2024
Abdelkader Lahmar, en faveur du « dialogue »
De son côté, le député LFI de la 7e circonscription, englobant Rillieux-la-Pape, s’est rendu sur place et a également condamné ces « actes de violence » sur X. Désirant rétablir la « sérénité et la sécurité », Abdelkader Lahmar s’est dit « convaincu que la solution viendra du dialogue ». Il a donc annoncé une rencontre avec les principaux acteurs du quartier pour « comprendre les causes de ces tensions et travailler ensemble à des solutions concrètes ».
Alexandre Vincendet, pour la suspension des aides sociales
Au sein de l’hôtel de ville de Rillieux-la-Pape, la position quant aux réponses à donner à ces violences est plus radicale. Dans un post publié sur le compte Facebook de la Ville ce samedi 2 novembre, la commune réaffirme que son maire, Alexandre Vincendet, « ne reculera pas, ne cédera pas face à de tels comportements ».
En plus de continuer à déployer les caméras de vidéo-surveillance dans la ville et de donner plus de moyens à la police municipale, le maire Horizons souhaite également sanctionner les parents. « Face à de tels individus, il n’y a pas d’excuse, pas de justification, pas de compréhension à avoir. Les réponses de la République doivent être fortes et déterminées », martèle la Ville sur Facebook.
Ces sanctions à l’encontre des parents pourraient se faire par « l’exclusion systématique de toute solidarité nationale y compris du logement social les auteurs de tels types d’agissements ». Une volonté déjà mise en œuvre après un vote en conseil municipal en mai dernier. Ce samedi, l’ancien maire et premier adjoint Julien Smati a d’ailleurs affirmé sur Facebook que la commune travaille « déjà sur des expulsions de logement suite à des violences urbaines ». Contacté, Alexandre Vincendet n’a pas répondu à nos sollicitations.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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