Violences sexistes et sexuelles à Brest : de la sensibilisation sur les grands événements

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La Ville de Brest lance des campagnes de communication et de sensibilisation à l’occasion de ses grands événements publics, pour lutter contre les violences et le harcèlement sexistes et sexuels. « Dont les femmes sont les principales victimes », rappelle Karine Coz-Elleouet, première adjointe à la Ville de Brest, en charge de la lutte contre les discriminations. 

Cette violence existe, même si les dépôts de plainte sont encore trop peu nombreux. « Il faut faire de la pédagogie, amener chaque citoyen à se questionner sur ce qu’il voit, indiquer aux victimes que nous sommes à leurs côtés et dire aux agresseurs qu’ici n’est pas une zone de non-droit », poursuit l’élue. 

Une campagne de ce type avait déjà démarré l’année dernière lors des Jeudis du port et au Mac Orlan. Elle va s’intensifier. 

Des safe zone mises en place 

Concrètement, trois événements sont particulièrement ciblés : la Fête de la musique, les Jeudis du port et les Fêtes maritimes internationales Brest 2024.

Lors du premier, le 21 juin, la campagne sera déployée sur des panneaux en hyper centre et des badges grand format seront portés par des personnes formées. La Fédé B réalisera des maraudes de sensibilisation en soirée, la mission des bénévoles sera de détecter les situations de tension et de prendre en charge d’éventuelle victime.

Karine Coz-Ellouet, adjointe au maire de Brest en charge de la lutte contre les discriminations et Gaëlle Morvan, adjointe en charge de l'accompagnement des personnes victimes.
Karine Coz-Ellouet, adjointe au maire de Brest en charge de la lutte contre les discriminations et Gaëlle Morvan, adjointe en charge de l’accompagnement des personnes victimes. ©Julien Saliou

Le dispositif sera plus conséquent encore lors des Jeudis du port ou Brest 2024, avec, par exemple, la mise en place d’une safe zone, comme l’année dernière aux Jeudis du port. « C’est un endroit localisé à l’extérieur. Il permet aux victimes d’être à l’abri et prises en charge par des équipes formées », précise l’élue. Deux personnes avaient été accueillies dans ce lieu l’année dernière aux Jeudis du port. 

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Bientôt un an pour le Lieu d’accueil des victimes en centre-ville

Cette action de la Ville s’inscrit dans une démarche globale en faveur de l’égalité hommes-femmes et de la lutte contre les violences.

Il y a un peu moins d’un an s’était ouvert Le lieu d’accueil des victimes, rue Victor-Hugo. Accessible à toutes les personnes s’estimant victimes, quel que soit le préjudice, qu’il soit physique, psychique, moral ou matériel.

« La Ville de Brest ne tolère aucune forme de violence », tel est le message qu’elle souhaite faire passe. Et qui sera inscrit noir sur blanc sur les affichettes de communication cet été. 

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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