, Violences sexuelles chez les mineurs : l’actrice Judith Godrèche attendue au Sénat ce jeudi

Violences sexuelles chez les mineurs : l’actrice Judith Godrèche attendue au Sénat ce jeudi

, Violences sexuelles chez les mineurs : l’actrice Judith Godrèche attendue au Sénat ce jeudi

Ces élus se sont penchés ces derniers mois sur l’accès à l’avortement, les abus dans l’industrie du porno ou encore les femmes sans-abri, multipliant les auditions. Ils recevront pour la première fois une artiste, a déclaré sa présidente, Dominique Vérien.

«L’idée n’est pas d’être voyeur et de la faire venir pour témoigner, mais de réfléchir à ce qu’il est possible de faire pour protéger» les enfants des violences sexuelles, a souligné la sénatrice centriste, qui espère qu’elle pourra «dénoncer un système, et ce qu’il se passe avec des mineurs livrés seuls à des réalisateurs qui en font ce qu’ils veulent».

L’actrice pourrait revenir sur les plus de 2 000 témoignages qu’elle dit avoir recueilli de victimes de violences depuis un appel qu’elle a lancé sur les réseaux sociaux. Et sur le «niveau d’impunité, de déni et de privilège» du milieu du cinéma, qu’elle dénonçait vendredi sur la scène de l’Olympia à Paris, pendant la 49e cérémonie des César.

La voix d’une «punk»

«Il faut se méfier des petites filles. Elles touchent le fond de la piscine, elles se cognent, elles se blessent mais elles rebondissent», avait-elle déclaré, qualifiant «les petites filles» de «punks» rêvant «à une possible révolution».

Une révolution #MeToo dont beaucoup estiment qu’elle reste à venir. Et que la «curieuse famille» du cinéma français, comme Judith Godrèche l’a qualifié, continue de tolérer des violences, sous couvert de création artistique. Plus largement, les interventions de Judith Godrèche nourrissent l’espoir des mouvements féministes d’une plus vaste libération de la parole.

Elle a déjà incité plusieurs actrices à s’exprimer, comme Anna Mouglalis qui a accusé les cinéastes Philippe Garrel et Jacques Doillon de l’avoir agressée sexuellement, ou Isild Le Besco qui a dénoncé une «emprise destructrice» et des «violences» de la part de Benoît Jacquot et Jacques Doillon.

«L’espoir», c’est que Judith Godrèche «continue de mettre un tel coup de pied dans la fourmilière que ça ne retombe pas et que l’on remette enfin en cause la confusion entre liberté de création et liberté d’agir» à sa guise, espère Clémentine Charlemaine, co-présidente du collectif 50/50, en pointe sur ces questions.

L’audition au Sénat a aussi une dimension politique: les élus se sont jusqu’à présent tenus plutôt à l’écart du mouvement qui ébranle le cinéma français.

Avec des réactions parfois contradictoires: deux mois après que le président Macron a dit que Gérard Depardieu, mis en examen pour viols et agressions sexuelles, rendait «fière la France», sa nouvelle ministre de la Culture Rachida Dati a dénoncé samedi un «aveuglement collectif» qui «a duré des années» dans le milieu.

Du côté du Parlement, un amendement écologiste a été adopté mi-février par le Sénat pour permettre de retirer les aides publiques d’un film en cas de condamnation pénale pour agression sexuelle sur le tournage. La présidente de la délégation au droit des femmes, Dominique Vérien, n’exclut pas que l’audition de Judith Godrèche permette de lancer de nouvelles pistes législatives.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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