
Les élus communistes de la ville de Vénissieux ont témoigné leur soutien à la famille du jeune homme violemment interpellé mardi, qui a pu rencontrer la maire et le commissaire de police, alors que l’enquête ouverte par le parquet de Lyon se poursuit sous l’égide de déontologues.
Le Figaro Lyon
La crainte d’un embrasement n’a pas été suivie d’effet. La préfète du Rhône, Fabienne Buccio, a bien a envoyé la CRS83, spécialisée dans l’action anti-émeutes, à Vénissieux ce mercredi soir. Cet envoi faisait suite à l’ouverture d’une enquête pour violences policières consécutive à la diffusion d’une vidéo montrant une interpellation particulièrement violente dans cette commune sensible du sud de Lyon. Mais l’abattement des proches du jeune homme interpellé, qui a pu sortir de l’hôpital, n’a pour l’heure pas été instrumentalisé par d’éventuels fauteurs de troubles. Les policiers ont procédé à trois interpellations ce mercredi soir, deux pour détention de mortiers d’artifice et un pour incendie de poubelle dans un climat relativement serein. L’appel au calme semble avoir été entendu.
Une trentaine de personnes s’étaient réunies en fin de journée devant le commissariat puis le bureau de tabac où se sont déroulés les faits. Plus tôt dans la journée, la famille du jeune homme a été reçue par Michèle Picard, maire de Vénissieux, en personne, indique un de ses proches au Figaro. L’édile a ensuite conduit son père, le gérant du tabac, et ses proches dans le bureau du commissaire de police, situé dans le bâtiment voisin, à quelque 200 mètres du carrefour où se sont produits les faits. Les élus PCF, largement majoritaire dans cette commune ont dit leur soutien à la famille et appelé au calme par voie de communiqué. À l’inverse de «l’huile sur le feu» jeté par «les réseaux sociaux».
Enquête en cours
«Les communistes appellent à une action en justice qui permette de préciser les faits et les responsabilités, écrivent-ils. Cet évènement ne fait que confirmer le problème du rapport entre police et population, que certains résument aux violences policières» quand la majorité des habitants des quartiers tiennent compte de la nécessaire action contre des réseaux de trafiquants de plus en plus violents et organisés». L’enquête ouverte pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique se poursuit sous l’égide du bureau déontologie et enquête, précise le parquet de Lyon au Figaro. La garde à vue du jeune homme interpellé a par ailleurs été levée mercredi tandis que les investigations à son sujet se poursuivent pour outrage, violences avec arme, rébellion et menaces de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique, mais aussi incitation à la rébellion.
Selon nos informations confirmées par plusieurs sources policières, sécuritaires et des proches du jeune homme interpellé, une patrouille de la BST, unité de terrain déployée par la police nationale dans les secteurs sensibles, a été la cible de jets de projectiles en passant devant un point de deal connu à l’angle du boulevard Croizat et de l’avenue Jacques Duclos, ce mardi 4 juin peu après 19 heures. Descendus de leur véhicule, les policiers, décrits par certains élus et militants associatifs comme «violents», ont été la cible d’insultes et de menaces par une quinzaine d’individus. Face à une situation particulièrement tendue, ils auraient fait un usage abondant de gaz lacrymogène.
Le fils du buraliste du 89 boulevard Croizat se serait alors plaint du nuage. Dans des circonstances qui restent à éclaircir, il a été interpellé pour outrage et rébellion après avoir été visé par un taser dans son commerce, et une volée de coups de tonfa à l’extérieur. Il avait dû être conduit à l’hôpital à la suite de cette interpellation, dont l’enquête devra préciser si elle s’est déroulée selon les principes de proportionnalité et de légitimité de l’usage de la force.
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