Agression du maire de Vertou : « une décision de justice très inquiétante pour la démocratie »

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Trente-six heures après le verdict du tribunal correctionnel de Nantes, il a décidé de commenter la décision de justice le concernant. Rodolphe Amailland, maire de Vertou, a réagi dans un communiqué, ce mercredi 13 décembre, à la condamnation des deux jeunes qui l’avaient poussé le 11 juin 2023, en marge de l‘installation d’une centaine de caravanes de la communauté des gens du voyage, sur un terrain privé de la commune. Une déclaration publique comme celle qu’il avait écrite pour faire connaître cette agression.

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Le tribunal ne retient pas la circonstance aggravante

Le duo accusé a écopé de 80 jours-amende à 10 €, soit une amende de 800 €, à régler dans les trois mois à venir, sans quoi les jours non payés pourraient être purgés en détention. Ils devront également verser 1 € symbolique de dommages et intérêts à l’élu et 900 € pour ses frais de justice.

S’il prend acte de la décision « en étant satisfait de cette victoire judiciaire« , il déplore que « le tribunal n’ait pas retenu la circonstance aggravante liée à l’agression d’une personne dépositaire de l‘autorité publique« .

Je déplore très fortement cette négation de ce que je suis. Au-delà de mon cas personnel, cette décision est très inquiétante pour la démocratie, démontre la méconnaissance flagrante de l’exercice de la fonction d’élu et pourrait conduire à l’amoindrissement de l’engagement des élus de la République Française.

Rodolphe Amailland, maire de Vertou

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Une insulte inacceptable

Il rappelle qu’être maire, « c’est être en première ligne 24 heures sur 24« , tout comme être « dépositaire de l’autorité publique, en ayant autorité de police administrative et en étant officier de police judiciaire« .

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Tant que les élus ne seront pas protégés, la démocratie continuera de vaciller. Nous devons protéger les élus pour garantir le bon fonctionnement de notre démocratie.

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Soutenu par l’association des maires de France, il n’hésite pas à citer son président, David Lisnard, également maire de Cannes : « quand une commune est attaquée, c’est la République qui est menacée « .

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Il souhaite répéter que « s’attaquer à un élu de la République, c’est s’attaquer lâchement à la France« . Pour lui « c’est un affront insupportable à notre démocratie et c’est une insulte inacceptable pour celles et ceux qui la font vivre au quotidien en s’engageant pour le bien commun et leurs concitoyens« .

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Son « engagement » de maire et sa « détermination » à faire respecter la loi demeurent « inaltérables ».

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L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

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