
Accusé par les élus de ne pas suffisamment les consulter avant de prendre ses décisions salariales, « le gouvernement affirme aujourd’hui son intérêt pour une organisation pérenne de la négociation salariale, chaque année, dans la fonction publique : tant mieux ! », s’est réjoui Philippe Laurent à l’occasion de ses vœux pour 2024.
« Il y a urgence », a ajouté le représentant de la Coordination des employeurs territoriaux, une instance qui permet aux nombreuses associations d’élus locaux (AMF, Départements de France, Régions de France, France urbaine…) de parler d’une seule voix sur les sujets liés à la fonction publique.
Le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini veut introduire des discussions salariales annuelles avec les syndicats et les employeurs de la fonction publique, inspirées des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui ont cours dans le secteur privé.
Dans le système actuel, le gouvernement a la main sur les mesures salariales s’appliquant à l’ensemble des 5,7 millions d’agents publics, comme les augmentations générales. Les collectivités peuvent quant à elles octroyer certaines primes et indemnités à leurs 2 millions d’agents.
L’idée du ministre serait de négocier au premier semestre de chaque année les augmentations salariales de l’année suivante.
À supposer que Stanislas Guerini conserve son poste après le remaniement gouvernemental que prépare le nouveau Premier ministre Gabriel Attal, les augmentations issues des négociations salariales du premier semestre 2024 n’entreraient donc en vigueur qu’en 2025.
Avec ce nouveau système, les huit syndicats de fonctionnaires représentatifs ont d’ores et déjà dénoncé le risque que 2024 soit une « année blanche » sur le plan salarial, à l’heure où l’inflation dépasse encore les 3 % sur un an selon l’Insee.
En 2022 et en 2023, des augmentations générales de 3,5 % puis d’1,5 % ont été décidées par M. Guerini.
« Oui, il faut augmenter la rémunération des agents publics territoriaux », a insisté M. Laurent mercredi 10 janvier 2024.
Mais « il y a en même temps urgence à prendre en compte, sérieusement, les conséquences budgétaires de cette indispensable revalorisation salariale » pour les collectivités, a-t-il nuancé.
Les élus locaux déplorent régulièrement que les augmentations décidées en cours d’année par le gouvernement grèvent leurs budgets, ficelés depuis plusieurs mois et soumis à d’autres charges comme l’envolée des prix de l’énergie en 2022 et 2023.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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