
Ça chahute, ça crie, ça éructe, ça pointe du doigt, ça insulte, même. On s’y habituerait presque, à cette musique qui berce chaque conseil municipal de Cholet. Ce mardi 12 novembre, en épilogue du débat d’orientation budgétaire, ça n’a pas manqué.
On laisse le cartable du respect à l’entrée de la salle
Dans la salle du conseil de l’hôtel de ville, on laisse le cartable du respect et de l’écoute à l’entrée. La majorité et les trois groupes d’opposition ne se supportent plus. Même à l’heure d’aborder des sujets stratégiques – c’était le cas mardi -, c’est un concours de décibels. Où l’on voyage dans le temps – surtout la Seconde Guerre mondiale et ses idéologies nauséabondes. Où l’on peut entendre un maire qualifier d’amis des antisémites
un élu de gauche. Où l’on peut entendre un conseiller d’opposition menacer ce même maire d’une énième plainte. Où l’on claque la porte.
Dans cette cacophonie, parfois, un « vrai » débat sort du lot. À l’image de la réponse d’Antoine Rameh, conseiller de la majorité en charge de la santé, aux critiques de l’opposant Franck Loiseau. Les deux hommes ne sont pas d’accord ? Ça n’empêche pas un échange courtois, même si un peu musclé.
Trois hommes sont sortis du lot, mardi. Trois salariés de Michelin invités à prendre la parole. À quelques mois de perdre leur travail, ils ont partagé leurs craintes, leur envie de se battre. Des paroles sincères. Malheureusement, le trio ne sera pas là, lors du prochain conseil municipal, début décembre. Les invectives, les provocations, elles ont de bonnes chances de répondre présentes. On s’y habituerait presque. Et c’est bien dommage.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
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