
Ça s’est passé ce jeudi 4 octobre. On était une vingtaine, réunis tranquillement dans un bar en plein centre de Marseille, sur une place festive. On avait prévu de se retrouver autour d’un verre à 20h pour que des étudiants puissent nous rencontrer et éventuellement rejoindre notre syndicat. Tout se passait à merveille. Mais nos discussions et nos rires ont rapidement été perturbés…
Aux alentours de 20h40, on aperçoit soudainement une horde d’individus vêtus de noir qui se dirigent vers nous. Certains avaient le visage cagoulé. Deux autres étaient même armés de couteaux, qu’ils ont brandis à proximité de nous. On était totalement pris au dépourvu. Ils se sont mis à nous encercler sans même que l’on puisse réagir, sidérés. Dans un climat tendu, ils se mettent à crier au rythme de leurs mains leur fameux slogan : « Siamo tutti antifascisti ! » Autour de nous, personne n’a osé réagir. Quelques-uns ont même chanté avec eux. Et les provocations ne se sont pas arrêtées là.
« Mon ami Adam* s’est fait cracher au visage »
Un homme au visage masqué s’est alors avancé pour nous déverser de la farine sur le visage. On étouffait, on ne voyait plus rien. Au même moment, la meneuse du groupe – que j’avais reconnue – nous pointe du doigt et nous insulte publiquement : « Vous n’êtes pas les bienvenus », « bandes de fascistes »… Également élue à l’université, mais sous la bannière d’un syndicat d’extrême gauche, elle s’adresse à moi directement : « On te connaît », « On te reverra à la fac », « ne revient plus ici »… Le tout, en filmant et en prenant des photos, sans doute pour ficher nos têtes et affilier nos visages à des idées qu’ils n’acceptent pas.
Du pur lynchage
Ils étaient clairement là pour nous provoquer et n’attendaient plus que la confrontation. Je sentais qu’il ne fallait surtout pas réagir pour éviter que cela dégénère. Cela n’a pas duré longtemps. Mon ami Adam*, assis juste à côté de moi, s’est fait cracher au visage : c’est là que tout a basculé. Quand il s’est levé, ça a été comme un feu vert pour nos agresseurs. Alors qu’il voulait se réfugier dans le bar, trois personnes lui ont sauté dessus.
Ils se sont mis à le tabasser sous nos yeux. C’était du pur lynchage. Ils ont utilisé les bouteilles vides qu’on avait sur la table comme armes. Il y avait des brisures de verre partout. Ils ont même pris des chaises pour le frapper plus fort. Et c’est à ce moment-là que les gérants du bar sont intervenus pour s’interposer et défendre leurs clients, sans savoir qui étaient les agresseurs : « Partez ! » Ils nous ont évité de finir comme Adam.
Ils sont restés une dizaine de minutes devant à continuer à nous insulter, à nous menacer. Entre-temps, on a évidemment appelé la police… qui n’est jamais venue. On est restés une dizaine de minutes, puis on a pu repartir par groupe. Mais on craignait quand même d’être attendus.
Il y a cette peur quotidienne de sortir dans la rue, de se faire reconnaître ou suivre
L’intimidation n’était pas terminée. Louis* et Marc*, qui rentraient chez eux, ont été accueillis dans une station du métro par trois de nos agresseurs. Ils ont été suivis et menacés. Une nouvelle fois, ils ont appelé la police, qui n’a toujours pas répondu. Le pire, c’est qu’eux ne faisaient même pas partie de l’UNI. Ils étaient venus au bar nous rencontrer pour la première fois. Ils doivent être traumatisés. Et puis, il y a Paul, qui est resté encore quelques minutes au bar après nous et devait rentrer seul à pied sur l’avenue du Prado. Là aussi, huit personnes cagoulées l’attendaient et l’ont menacé verbalement, notamment en me mentionnant : « Ton respo n’a pas intérêt à revenir à Marseille ! » Il s’est enfui en courant et s’est fait courser.
Une plainte déposée
Dès le lendemain, j’ai déposé plainte au nom de notre syndicat. Ce n’est pas la première fois : j’ai dû le faire peut-être déjà cinq ou dix fois, à la fois pour violence et diffamation. Aucune n’a abouti. Jamais aucun service de police ou de justice ne m’a recontacté pour donner suite à ces affaires-là. Moi, ce qui me choque le plus, c’est l’impunité dont nos opposants profitent… Il y a un laxisme généralisé vis-à-vis des violences politiques commises par l’extrême gauche.
On sait que leur vidéo a été publiée sur les comptes « Marseille Antifa » ou « Riposte Antifasciste ». Nous, on les considère comme des adversaires politiques. Eux nous perçoivent comme des ennemis. Ils sont même encouragés nationalement par des élus. Ça me révolte et me motive d’autant plus à continuer mon combat au sein des universités.
On a tous été perturbés par cet évènement. Il y a cette peur quotidienne de sortir dans la rue, de se faire reconnaître ou suivre à nouveau. C’est malheureux qu’on soit obligés d’être sur nos gardes et ne plus pouvoir sortir tranquillement dans la deuxième ville de France. Mais on continuera malgré tout à défendre notre cause, quoi qu’il en soit !
*Les prénoms ont été modifiés.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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