Supporters israéliens agressés à Amsterdam : après son tweet polémique, cette députée d’Ille-et-Vilaine s’explique

, Supporters israéliens agressés à Amsterdam : après son tweet polémique, cette députée d’Ille-et-Vilaine s’explique

Jeudi dernier, en marge de la rencontre de football de la Ligue Europa entre l’Ajax et le Maccabi Tel-Aviv à Amsterdam, des heurts ont éclaté au cours desquels plusieurs supporters israéliens ont été agressés.

Des images qui ont entraîné une vague de protestation internationale. Emmanuel Macron, le président de la République, a notamment « condamné fermement » ces violences « qui rappellent les heures les plus indignes de l’Histoire ».

« Lynchés parce qu’ils étaient racistes et soutenaient un génocide »

Sur le réseau social X, vendredi, Fabien Roussel, le secrétaire du PCF, expliquait : « Hier soir à Amsterdam, des supporters ont été chassés, menacés et lynchés, dans la rue d’une ville européenne, car ils sont juifs. La haine est croissante, insupportable. Les auteurs doivent être arrêtés et condamnés à la hauteur de cette monstruosité ».

Un tweet auquel la députée LFI de la première circonscription d’Ille-et-Vilaine Marie Mesmeur, « heurtée » par ces mots, a répondu le même jour en début de soirée : « Ces gens-là n’ont pas été lynchés parce qu’ils étaient juifs, mais bien parce qu’ils étaient racistes et qu’ils soutenaient un génocide ».

« Chacun de vos mots abîme un peu plus la République »

Des propos qui n’ont pas manqué d’entraîner de nombreuses réactions d’indignation, venues d’un large spectre politique.

L’eurodéputé LR François Xavier Bellamy explique : « C’est à cause de tels messages que beaucoup de nos concitoyens sont menacés parce qu’ils sont juifs. Il est temps d’arrêter cette folie ».

« Il faut beaucoup de certitude pour atteindre un tel niveau de stupidité », note pour sa part le journaliste de France Inter Claude Askolovitch.

Pour la présidente socialiste de la région Occitanie : « Chacun de vos mots abîme un peu plus la République. Cette caution de la violence et de l’antisémitisme est destructrice. Elle dessert le combat antiraciste. »

En début de soirée, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a même annoncé saisir la justice pour « apologie de crime ».

De nombreuses réactions se sont également manifestées du côté de la classe politique rennaise. « Justification des lynchages de rue et de la loi du plus fort comme le font les voyous qui gangrènent nos quartiers. Sauf qu’ici, il s’agit de la députée de la 1re circonscription de Rennes ! », écrit notamment Charles Compagnon, chef de file des élus de droite et du centre au conseil municipal.

Pour Révéler Rennes, groupe d’opposition macroniste, Marie Mesmeur « a une nouvelle fois sali notre ville en relativisant les violences commises par des voyous se revendiquant de la cause palestinienne à Amsterdam ». « Malheureusement, nous sommes habitués aux dégueulasseries antisémites de la France Insoumise. »

« Toute violence, de tous bords est insupportable »

Contactée, l’élue assume et explique faire référence aux images précédant ces violences. « La veille du match, des hooligans ont arraché des drapeaux palestiniens, ils ont attaqué des personnes dans les rues, ils ont ensuite appelé à tuer des Arabes en public et ont repris des chants génocidaires et pro-Netanyahu. Ils ont aussi sifflé au début du match la minute de silence dédiée aux morts de Valence, en expliquant que tous les Espagnols étaient antisémites. Tout ceci est documenté. Il y a des vidéos ».

La députée explique également sa condamnation de toute forme de violence : « Malgré tout ça, on ne doit pas répondre à la violence par la violence. Toute violence, de tous bords, est insupportable ».

« Hooligans criminels israéliens »

Elle précise également : « Ce qui est tout aussi insupportable, c’est que des responsables politiques, des journalistes, laissent croire que, du coup, ces hooligans criminels israéliens qui étaient organisés, ont commis et chanté des atrocités, ont été attaqués parce qu’ils étaient juifs. Or, ce n’est pas le cas. Ils ont été attaqués à la suite de cet enchaînement de violences. On est considéré par certains comme antisémite car on refuse de dire que ces personnes ont été agressées parce que juives ».

L’élue conclut : « La lutte contre la violence, la discrimination et le racisme, c’est toute l’histoire de mon engagement politique et je continuerai à me battre pour cela ».

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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