Violente agression d’un élu en Ariège : « On ne va pas attendre qu’il y ait un mort et qu’on fasse une marche blanche », réagit le maire de la commune

l’essentiel La violente agression d’un conseiller municipal de Laroque-d’Olmes, en Ariège, fait vivement réagir le maire de la commune, Patrick Laffont, lui-même victime de faits similaires en avril 2022. Une autre conseillère municipale avait également été agressée en juin 2023.

Patrick Laffont, le maire de Laroque d’Olmes, avait lui-même été victime d’une agression en 2022.
Patrick Laffont, le maire de Laroque d’Olmes, avait lui-même été victime d’une agression en 2022. DDM, archives

« Ça va faire trois élus de la commune, quand même », tonne Patrick Laffont, le maire de Laroque-d’Olmes, après l’agression en pleine ville d’un de ses conseillers municipaux, ce vendredi 3 octobre vers 14 h 45. Un élu violemment frappé par deux individus qui semblent l’avoir attendu, avant de s’enfuir au volant du véhicule de leur victime.

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Le maire ariégeois sait de quoi il parle : le 15 avril 2022, il avait lui-même été frappé de plusieurs coups de pied au visage par un individu finalement déclaré irresponsable par la justice. Un peu plus d’un an plus tard, le 14 juin 2023, une de ses conseillères municipales, Marie-Claude Grauby, avait à son tour été tabassée par une habitante de la commune. Son agresseure avait été condamnée à 5 ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Foix le 14 décembre 2023.

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« Ils l’ont massacré, à sa place je serais resté sur le carreau »

Samuel Chomblet, un entrepreneur de 45 ans, est donc le troisième élu laroquais à entrer dans cette triste liste. « Malheureusement je n’étais pas présent, reprend Patrick Laffont. Les gens ont eu peur, ils sont partis, heureusement qu’il y avait ce policier qui a été témoin de la scène et qui a porté secours à Samuel. Mais je suis horrifié. Les gens disent : « A Laroque, c’est la zone, que fait le maire ? » On donne l’impression que c’est à Laroque plus qu’ailleurs, mais c’est faux. C’est parce que je dis tout, que je dénonce pour faire voir qu’on ne laissera pas ces gens dans l’impunité. »

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« Ils l’ont massacré, affirme le maire, à sa place je serais resté sur le carreau. À un moment ça suffit, on ne va pas attendre qu’il y ait un mort et qu’on fasse une marche blanche. Les gens ont peur. Il faut les attraper et cette fois, j’espère que les auteurs ne seront pas déclarés irresponsables. »

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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