
De nouvelles violences ont éclaté au cours des dernières heures en Martinique.
Le préfet de la Martinique a décrété l’interdiction des « manifestations, attroupements et autres rassemblements revendicatifs » dans quatre communes.
La CRS 8 arrive en renfort sur l’île.
L’escalade de violences se poursuit en Martinique et les autorités ont décidé de renforcer les mesures de sécurité pour y faire face. Vendredi 20 septembre, le préfet du département a décrété l’interdiction des « manifestations, attroupements et autres rassemblements revendicatifs » à Fort-de-France et dans trois autres communes de l’île jusqu’à lundi matin, après plusieurs nuits de violences urbaines, dans un contexte de mobilisation contre la vie chère.
« Sauf dérogation expresse accordée par les sous-préfets d’arrondissements, les manifestations, attroupements et autres rassemblements revendicatifs sont interdits sur la voie publique et les voies privées ouvertes à la circulation du public », dispose l’arrêté signé par le préfet Jean-Christophe Bouvier. Cette interdiction concerne les communes de Fort-de-France, du Lamentin, de Ducos et du Robert. Elle court jusqu’à lundi 8h locales, est-il encore indiqué dans cet arrêté.
Par ailleurs, la rédaction de TF1/LCI a appris ce samedi matin que la CRS 8, spécialisée dans le rétablissement de l’ordre public, était envoyée sur place. Cette compagnie avait notamment été déployée en avril 2023 à Mayotte pour renforcer les effectifs de l’opération de sécurisation de Mayotte, baptisée « Wuambushu ».
« Faire cesser les violences et dégradations »
Pour justifier l’interdiction de manifestation, le représentant de l’État en Martinique a invoqué, dans un communiqué, une mesure destinée à « faire cesser les violences et dégradations commises en réunion, mais aussi les nombreuses entraves à la vie quotidienne et à la liberté de circuler qui pénalisent l’ensemble de la population, notamment pendant le week-end ».
Toutefois, « les manifestations revendicatives régulièrement déclarées auprès des autorités compétentes continueront de pouvoir se dérouler », a ajouté la préfecture.
Elle a également annoncé l’organisation, « dans les prochains jours » d’une nouvelle table ronde sur le thème de la vie chère avec l’ensemble des acteurs, « élus, pouvoirs publics, acteurs économiques et associatifs », sans donner de date précise.
Quatre personnes interpellées
Depuis mercredi soir, certains quartiers de Fort-de-France et du Lamentin, une commune limitrophe, sont soumis à un couvre-feu, de 21h00 à 05h00, jusqu’à lundi.
Malgré le couvre-feu partiel, la nuit de jeudi à vendredi a de nouveau été « agitée » en Martinique, a précisé la préfecture, évoquant trois barrages « érigés et enflammés au Lamentin » et huit dans le sud de l’île. Quatre personnes ont été interpellées.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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