Emile Roger Lombertie, le maire de Limoges
Dès samedi matin, le maire (Divers droite) de Limoges, Emile Roger Lombertie, a commenté le trouble causé dans sa ville par ces nuits de déferlement de violence : « Après la première nuit de violences le 14 juillet, je savais que cela se produirait de nouveau. C’est une guérilla urbaine organisée. 150 jeunes violents, c’est une situation de non-droit. Les Limougeauds ont raison d’être inquiets, je le suis aussi. Ces violences urbaines sont inacceptables, et je remercie l’Etat et le ministre de l’Intérieur d’avoir été à notre écoute pour envoyer ces renforts, et ramener le calme et la tranquillité pour la population qui le mérite. »
Thierry Miguel, chef de l’opposition (PS) à la Ville
Dans un communiqué, Thierry Miguel, dénonce des « événements insupportables qui doivent être dénoncés avec force et efficacité pour que la vie change vraiment dans ce quartier. Il poursuit en pointant du doigt une « violence systémique provenant de bande de voyous liés au trafic de drogue. »
L’élu socialiste, ancien policier, reprend les mots du maire de Limoges, en évoquant « une guérilla urbaine inacceptable » et en demandant que « des renforts policiers et d’enquête soient déployés à Limoges pour en finir avec la délinquance qui défigure notre ville ».
Désigné chef de file par son parti pour les municipales de 2026, il évoque « une politique de prévention et de médiation » et s’engage, s’il est élu dans quelques mois, « à mettre en place une politique de sécurité efficace ».
Damien Maudet, député de la Haute-Vienne
Sur X, le député LFI de la Haute-Vienne a apporté son soutien aux policiers blessés, ainsi qu’aux habitants du quartier du Val de l’Aurence.
Damien Maudet attend désormais l’avancée de l’enquête et laisse la justice œuvrer après ces violences urbaines.
Manon Meunier, députée de la Haute-Vienne
La députée de la 3e circonscription de la Haute-Vienne, s’est dit, quant à elle, « sous le choc » face à ces violences « d’une ampleur inédite ». La députée LFI en appelle à la « désescalade de la violence », sans oublier les « acteurs de terrain, trop peu nombreux, qui veillent quotidiennement à l’apaisement ».
Guillaume Guérin, président de Limoges Métropole
Ce lundi après-midi, Guillaume Guérin a publié un communiqué dans lequel il « tient à faire part de son indignation face à ce déchaînement de violences et de sa détermination à maintenir la tranquillité des habitants dans ces quartiers ». Selon le président de Limoges Métropole, « ces émeutes sont le reflet d’un malaise grandissant dans certains quartiers à Limoges comme ailleurs en France, dû notamment à l’augmentation des trafics de drogue. »
Guillaume Guérin affirme que le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, s’est « engagé oralement à octroyer durablement des moyens d’investigation supplémentaires pour le commissariat de Limoges » et a demandé aux bailleurs sociaux présents dans le quartier du Val de l’Aurence et notamment à son OPH Limoges Habitat de « faciliter le travail des forces de police dans l’identification des logements d’où seraient partis les projectiles (cocktails molotov, artifices, mortiers) lancés durant les émeutes et d’engager l’ensemble des mesures permettant l’expulsion des résidents de ces logements sociaux ».
Enfin, Guillaume Guérin entend « poursuivre ces investissements financiers et refuse que ces émeutes viennent, encore une fois, porter atteinte aux efforts fournis quotidiennement et ternir l’image de ces quartiers et de toute une ville. »
Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental de la Haute-Vienne
Le président du Département a, lui aussi, réagi via un communiqué mis en ligne ce lundi après-midi : « Les événements violents du week-end sont inadmissibles et doivent être dénoncés avec force ». Il poursuit en évoquant les émeutes dans de nombreuses villes françaises (Nîmes, Béziers, Compiègne…), dans des « territoires perdus de la République ». Jean-Claude Leblois souligne le fait de « redonner à ces quartiers […] un peu de sécurité et de sérénité nécessitant plus que des querelles politiciennes » pour que tous travaillent « dans l’intérêt général ».
Le président indique ainsi que face à « l’ampleur des exactions et des violences commises, il est évident que le Département et les travailleurs sociaux qui œuvrent à la protection de l’enfance ne pourront régler seuls les mots d’une société qui dysfonctionne ».
Un appel à l’union générale pour Jean-Claude Leblois, pour qui « mieux s’illusionner voir se défausser de ses propres responsabilités face à cette réalité et ces faits survenus à Limoges n’est vraiment pas à la hauteur des enjeux ».
Parti radical de gauche
Dans un communiqué, la fédération 87 du Parti radical de gauche « condamne avec fermeté toute forme de violence », et « appelle à une réponse judiciaire rapide et exemplaire à l’encontre des auteurs de ces actes ».
Le PRG en Haute-Vienne souligne enfin que « les parents des mineurs impliqués dans ces violences ne peuvent rester spectateurs de ces dérives successives », en déplorant le renvoi de la responsabilité de ces faits au camp politique d’en face.
Selon eux, « plus de médiateurs sociaux et d’éducateurs dans les quartiers », « responsabiliser les familles et créer un véritable plan local de sécurité concertée ».
Albin Freychet, délégué départemental Rassemblement national
Dans son communiqué, le conseiller régional (RN) Nouvelle-Aquitaine pointe « une nuit de chaos […] avec, dans les quartiers de Limoges, « une volonté d’affronter les forces de l’ordre, de blesser et de tuer ».
L’élu RN fustige ses opposants politiques, décrivant La France Insoumise comme le parti du chaos, et la majorité municipale comme le parti « de l’impuissance et du manque d’anticipation ».
Albin Freychet termine sur les propositions visant à stopper ces violences urbaines, selon lui : « fin du laxisme judiciaire, renforcement de la police et des équipes de nuit » ou encore « suspension des aides sociales et restriction de l’accès à des logements sociaux pour les familles de délinquants ».
Les Écologistes de Haute-Vienne
Dans leur communiqué, ils dénoncent aussi fermement ces violences urbaines à Limoges. Les Écologistes de Haute-Vienne ne se disent « pas étonnés de telles dérives, quand, depuis des années, les politiques locales et nationale menées par la droite n’ont cessé de fragiliser nos quartiers ». Ils ajoutent : « à force de casser ces dispositifs essentiels, on récolte ce que l’on a semé », et jugent « inacceptable qu’une jeunesse soit abandonnée ».
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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